Procès Kereneur : les témoignages accablants des proches de l’accusé et de la victime
Ce mercredi (7 janvier), le deuxième jour du procès Kereneur s’est ouvert, avec les témoignages des proches de l’accusé et de la victime. Bien que l’accusé soit décrit comme un homme « calme », les proches rapportent des faits troublants.
Ce mercredi (7 janvier), le deuxième jour du procès Kereneur s’est ouvert à la cour d’assises. La cour a notamment entendu le rapport de l’expert incendie, et les témoignages des proches de la victime et de l’accusé.
En effet, le procès-verbal datant du 19 mai 2020, mentionnait la présence d’un « trou sur l’arrière du short » de la victime « au niveau de la ceinture, qui manifestement a pu être occasionné par une brûlure du tissu ». De l’essence a en effet, été retrouvé sur le short de la défunte.
Des « échos » de violence
À la barre, la cousine de Karina Antunes Gama De Sousa l’a décrit comme une femme calme et aimante. Elle affirme ne jamais avoir vu de comportement agressif chez sa cousine.
Toutefois, elle rapporte avoir eu des échos de sa cousine, concernant la violence de Sylvain Kereneur. Elle explique que la victime était parfois « punie » par son ex-compagnon, selon ses dires :
Elle me disait qu’il l’enfermait dans une chambre, sans contact avec l’extérieur. Le seul moment où je la trouvais distante, renfermée, c’est quand elle me parlait de sa relation avec Sylvain.
Elle ne croit pas du tout à la thèse de l’accident.
L’accusé qualifié de « grand enfant »
Ensuite, Patrick Barros un ancien ami de l’accusé, a livré son témoignage, en visioconférence depuis Cayenne. Selon lui, leur amitié aurait été ébranlée par une « trahison » : son ex-conjointe l’a trompé avec Sylvain Kereneur.
Aujourd’hui, il affirme n’avoir aucune rancœur, envers l’accusé qu’il décrit comme quelqu’un de très calme, qui pouvait parfois parler beaucoup, sans forcément agir. Au-delà de certaines provocations par téléphone, il n’y a jamais eu de bagarre entre eux. Patrick Barros s’est d’ailleurs dit « surpris », quand il apprit le meurtre. Pour lui, l’accusé est surtout « un grand enfant, qui se comportait comme un adolescent ».
Patrick Barros se souvient que lors d’une discussion dans leur groupe de motards, ils se sont attardés sur le tatouage de l’accusé au niveau de son torse : un bouc, avec des cornes. Sylvain Kereneur aurait alors dit qu’il avait « déjà tué et que ça ne lui faisait pas peur de recommencer », des propos qui n’ont pas été pris au sérieux ce jour-là.
D’autres témoins devraient s’exprimer, avant que l’accusé ne soit interrogé.
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