Meurtre de Sainte-Thérèse : un automobiliste de 20 ans frôlé par une balle qui brise sa vitre
EXCLUSIVITÉ RCI. Au lendemain de la fusillade mortelle au canal Alaric, une quatrième victime, frôlée par une balle qui a brisé la vitre de sa voiture, s'est manifestée ce mardi 17 février.
Un mort et deux blessés par balles, mais aussi une victime collatérale, même si officiellement l'enquête ne fait pas encore de lien.
C’est, en tout cas, le dernier bilan de la fusillade survenue lundi Gras, au niveau du canal Alaric, à la rue Léontine Poullet, à Fort-de-France.
Les investigations qui sont confiées au Service Territorial de la Police Judiciaire se poursuivent, pour comprendre l’origine de cette nouvelle scène de violences à Fort-de-France mais aussi identifier les trois personnes touchées.
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Un jeune de 20 ans échappe au pire
Ce mardi 17 février, une quatrième victime s’est présentée au commissariat de police de Fort-de-France pour déposer plainte.
Ce jeune de 20 ans venait de laisser ses proches, près de la CMA-CGM, un peu avant 15h, quand une balle a traversé son parebrise.
Sain et sauf malgré quelques égratignures liées aux débris de verre, il est totalement traumatisé.
Encore sous le choc, la mère du jeune au volant raconte comment son fils a miraculeusement survécu à ce tir sorti de nulle part :
Mon fils nous déposait à Fort-de-France pour le carnaval, comme d'habitude. Il nous a laissés au niveau de la CGM, là où se trouve le barrage. En faisant demi-tour vers Sainte-Thérèse, juste après la pharmacie, il a entendu une détonation. En une fraction de seconde, il a réalisé que sa vitre venait d'éclater sous l'impact d'une balle. Sous le choc et ne sachant pas d'où venait le tir, il a accéléré par réflexe. Ce n'est qu'en arrivant vers Carrefour qu'il s'est arrêté pour m'appeler : "Maman, on a tiré sur la voiture, la vitre est brisée". Sur les photos qu'il m'a envoyées, on voit clairement l'impact : la balle a traversé la vitre conducteur, avant de finir sa course entre le haut du pare-brise et la portière passager. Il a reçu des éclats de verre sur les deux avant-bras. Par chance, il conduit toujours un peu incliné, ce qui l'a sauvé. Si j'avais été au volant, je ne serais plus là aujourd'hui.
« Cette violence n'est plus possible »
Marqués par cette scène de violence, le jeune homme et ses proches vivent désormais dans la crainte, comme le confie sa mère :
Il m'a appelée immédiatement, il était en plein état de choc, totalement désemparé. Il est rentré à la maison en pleurs et a refusé de ressortir. C'est un ami qui est venu nous récupérer, son frère, nos amis et moi. Une fois rentrée, j'étais sur les nerfs. Ce n'est plus possible, cette violence est devenue insupportable. Maintenant, nous avons peur de sortir. Pour lui, passer par Sainte-Thérèse, c’est fini, il ne veut plus emprunter que la rocade. Il est traumatisé. Je vais l'emmener chez le médecin, et la police m'a conseillé de solliciter leur psychologue pour un suivi. Même au commissariat, les policiers ont vu à quel point il était affolé, il regardait partout autour de lui. C’est inquiétant. Il ne veut plus aller au carnaval, lui qui aimait tant ça. Aujourd'hui, nous restons tous à la maison, nous ne sortirons pas, ni Mardi Gras, ni Mercredi des Cendres
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