Une nouvelle mission Cétacés bientôt lancée en Martinique

Par 12/08/2026 - 11:11

Des scientifiques et des observateurs du Caribbean Cetacean Society (CCS) embarquent dans le cadre de la Mission Cétacés, qui se déroulera du 20 août au 10 septembre. Sur l’eau, l’objectif est simple en apparence : observer, identifier, écouter… et surtout recueillir un maximum de données sur ces mammifères marins, tout en veillant à ne pas les perturber.

    Une nouvelle mission Cétacés bientôt lancée en Martinique
Mission d'observation de cétacé @Caribbean Cetacean Society (CCS)

Ils sont là, au large de nos côtes, parfois à quelques dizaines de mètres seulement… Baleines, dauphins, cachalots : les cétacés fréquentent régulièrement les eaux de la Martinique. Mais que sait-on réellement de leurs déplacements, de leurs habitudes et de leur état de santé ?

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Pour tenter de répondre à ces questions, une nouvelle mission scientifique doit avoir lieu du 20 août au 10 septembre pour observer les populations. Un véritable enjeu de protection de la biodiversité marine.

Un appel à bénévoles a été lancé sur les réseaux du Caribbean Cetacean Society (CCS) et a été un véritable succès selon le biologiste marin Jeffrey Bernus, directeur et co-fondateur du CCS. Il se réjouit :

 

Cet engouement est très encourageant. À chaque appel de bénévoles que nous faisons, nous recevons beaucoup plus de candidatures que de places disponibles, malheureusement. Et ça montre que les Martiniquais ont vraiment envie de participer concrètement à la protection de leur patrimoine naturel. Les cétacés font partie, bien sûr, de notre identité caribéenne. Et voir cet engouement local, ça nous conforte vraiment dans l'idée que la conservation, elle ne doit pas se faire vraiment pour les gens, mais vraiment avec eux. Pas besoin d'être biologiste pour contribuer à la science.

Une orque @Caribbean Cetacean Society (CCS)

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Selon le biologiste, la répétition de ce type d’expéditions scientifiques est nécessaire pour mieux comprendre le fonctionnement des cétacés vivant dans nos eaux. Il poursuit :


En impliquant le même protocole standardisé, expédition après expédition et île après île, depuis maintenant plus de six ans, on peut suivre l'évolution des populations dans le temps. Autour de la Martinique, les expéditions ont permis d'identifier quelles espèces fréquentaient nos eaux et on en a déjà détecté plus d'une vingtaine dans la région. Ça nous permet de vraiment comprendre où est-ce qu'elle se concentre, d'identifier les menaces, les zones de risque et de connaître les individus grâce à la photoidentification.
C'est un petit peu comme les empreintes digitales pour les dauphins et les baleines. Certains cachalots ou dauphins, ils ont été revus d'une année sur l'autre.

 

Un dauphin @Caribbean Cetacean Society (CCS)

Des programmes onéreux

 

Malheureusement, ce genre de mission est coûteuse et nécessite l’aide et la participation du plus grand nombre, selon Jeffrey Bernus. Il déplore :

 

Entre le bateau, le carburant, le matériel scientifique et l'équipe pour diriger la mission ou analyser les données, c'est vraiment un prix qui est assez important. Pour cette mission, on remercie très fortement le Grand Port Maritime de la Martinique qui nous soutient pour cette phase en Martinique. On a d'autres partenaires qui nous soutiennent un petit peu pour le reste de la Caraïbe. On finance ces missions dans l'ensemble grâce à des montages mixtes, donc des fondations internationales qui sont engagées pour l'Océan, des partenariats avec des institutions publiques, du mécénat d'entreprises, et le soutien de nos membres et tous les donateurs. Chaque contribution compte, même les tous petits dons.

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A l’échelle mondiale, 26% des espèces de cétacés sont menacées d’extinction à cause de l’activité humaine. Aux Antilles françaises, la majestueuse baleine à bosse est d'ailleurs déjà classée comme « vulnérable » sur la liste rouge régionale de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. (UICN)


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