Séisme : être prêt face à un évènement majeur
En Martinique, sommes-nous prêts face à un séisme majeur ? Le tremblement de terre meurtrier au Venezuela le 24 juin dernier, puis celui en Colombie ce lundi (10 août), dont le bilan ne cesse de s’alourdir, nous rappelle que notre île est située dans une zone à risque et donc exposée à une catastrophe de ce type. Un risque dont la population ne semble pas prendre la mesure, notamment en matière des règles de prévention.
Êtes-vous prêts en cas de tremblement de terre majeure ? Dans les allées d'un commerce de bricolage au Lamentin, les réponses sont mitigées. Ce client confie :
Il y a de quoi s’inquiéter, surtout qu’ici il y a souvent des séismes. Et c'est vrai qu'on nous dit aux infos qu’on n'est toujours pas prêts.
Ma belle-mère me dit souvent de stocker des conserves, mais je ne suis pas vraiment prête.
A lire aussi : « Tous responsables » : le kit avec le nécessaire pour survivre
Ariane, 51 ans, fait exception. Elle est bien préparée en cas de catastrophe. Installée à portée de main dans sa mezzanine, son kit de survie est complet :
Des vêtements de rechange, une couverture de survie, un gilet réfléchissant, un imperméable, mes papiers, un kit de couture, des sacs poubelles, des produits d'hygiène, un kit de pêche, des outils, des couverts, bougies, un ensemble pour réchauffer les repas… Et j'ai également toujours en stock dans mes placards des conserves. Également de l’eau, toujours à portée de main.
Être équipé à son domicile est une précaution importante. Plus vital encore, connaître les bons réflexes en cas de secousse prolongée.
A lire aussi : Séisme en Colombie : au moins 181 morts et plus de 1.300 blessés
Lauriane Belleterre est la référente anti-Guyane de l'Association française pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques. Selon elle, la population devrait s'entraîner plus régulièrement :
Si on s'habitue à certains gestes comme repérer les issues de secours ou à se mettre sous un meuble, on pourra à ce moment-là avoir le réflexe pour prendre la bonne décision. Déjà, quand on a l'habitude, c'est compliqué parce que sur le moment, on peut rester tétanisé, mais alors, si on n'a pas l'habitude, ça va être encore un exercice plus difficile.
Que met-on dans un sac de survie ? La réponse de Lauriane Belleterre :
Une radio à pile pour être au courant de ce qui se passe si on doit quitter notre foyer, une trousse de premiers secours en cas de blessures superficielles? Une lampe de poche car l'électricité peut être coupée. De la nourriture non périssable, un couteau suisse. De l'argent liquide, puisqu'à ce moment-là, on ne sait pas si on pourra retirer ou pas. Bien sûr, de l'eau potable en quantité suffisante, pour tout le foyer, c'est très important. La photocopie de sa carte d'identité. Le double des clefs de sa maison. Des petits jeux de cartes, par exemple, des vêtements chauds ou alors une couverture de survie.
A lire aussi : L'activité sismique de la Montagne Pelée en légère baisse : 109 séismes enregistrés cette semaine
Etre équipé en permanence d’un sifflet, dans son porte-clés par exemple, peut être utile pour alerter les secours si l’on se trouve coincé dans les décombres.
Toutes les informations de prévention sont notamment accessibles en ligne sur le site risquenaturel9c2.com.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.








