Bilan Insee 2025 en Martinique : l’activité économique diminue de 0,8% après une hausse de 0,5% en 2024
Le dernier bilan annuel de l’INSEE, publié ce jeudi 2 avril, révèle une dégradation de la conjoncture économique sur l’île. Si la construction et le commerce pèsent lourdement sur la croissance et l'emploi, le secteur touristique résiste grâce à une fréquentation record du trafic aérien et des croisières.
Selon l’INSEE en 2025, en Martinique, l’activité économique, mesurée par le nombre d’heures rémunérées, diminue de 0,8% après une hausse de 0,5% en 2024.
La baisse de l'activité pèse lourdement sur l'emploi salarié, laissant le tourisme comme unique rempart face à la crise.
Un recul sectoriel marqué
Ce repli s'explique par la contraction de plusieurs piliers de l’économie locale. En premier lieu, la construction accuse une baisse de 5,8 % du nombre d’heures rémunérées, amputant l'évolution globale de l'activité de 0,4 point.
Parallèlement, le secteur a vu le volume de logements construits chuter de 7,4 %. Le tertiaire marchand s'inscrit dans la même tendance avec un recul de 0,6 %.
Les domaines du commerce, de l'information, de la communication, ainsi que les activités financières et l'hébergement-restauration figurent parmi les plus impactés.
L’industrie n’est pas épargnée et affiche un retrait de 1,3 %. À l'inverse, seul le tertiaire non marchand se distingue positivement, affichant une progression de 1,3 % du nombre d'heures rémunérées.
L'emploi sous pression, le tourisme en mutation
Dans ce sillage, l'emploi salarié suit la même trajectoire et fléchit de 0,4 %, ce qui représente une perte nette de 580 postes.
L'agriculture, le BTP et le tertiaire marchand (hors intérim) s'avèrent être les secteurs les plus durement éprouvés par cette dégradation conjoncturelle.
S'agissant du tourisme, si la fréquentation hôtelière accuse un recul de 6,4 %, ce chiffre ne traduit pas nécessairement un déclin de la destination, mais souligne plutôt une mutation vers de nouveaux modes d'hébergement.
En témoigne la vitalité du trafic aérien qui, avec une progression de 2,3 %, a franchi la barre des 1,9 million de passagers.
Le segment de la croisière affiche, pour sa part, une santé insolente : le volume de passagers a bondi de 20 %, atteignant le cap des 477 000 croisiéristes.
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