Le Marché d’art de la Fondation Clément met à l’honneur les artistes caribéens
42 artistes caribéens qui exposent dans un seul et même espace : c’est le concept pensé par le Marché d’art de la Fondation Clément. Une vitrine pour les artistes locaux de talent, mais parfois méconnus du grand public.
Ils sont nombreux à créer en Martinique, mais leur travail demeure parfois invisible. Dans ce contexte, le Marché d’art de la Fondation Clément réunit dans un même espace les œuvres de 42 artistes caribéens : peintures, sculptures, céramiques ou illustrations.
L’objectif est de favoriser une rencontre directe entre les créateurs, les amateurs et les collectionneurs.
A lire aussi : « Man Mélé ! » : l’exposition qui présente les lumières de la Martinique
Pour les visiteurs, c’est l’occasion de mesurer la diversité de la création artistique locale et régionale. Pour les artistes, c’est une vitrine d’autant plus précieuse que les lieux d’exposition restent peu nombreux sur le territoire.
Des couleurs, des matières et parfois même une légère impression de vertige… Certains visiteurs connaissent déjà quelques noms, d'autres découvrent l'ampleur et la pluralité de la création martiniquaise.
A lire aussi : « Ô mes aïeux » : une jeune photographe martiniquaise capte la mémoire de nos aînés
Cette diversité apparaît aussi dans les techniques présentées : peintures, sculptures, dessins ou céramiques. Martine Baker, artiste plasticienne, a choisi de sortir de son atelier plusieurs pièces rarement montrées :
Une fois que la pièce est terminée, elle reste dans un coin de l'atelier, donc tu ne les mets pas en en valeur. Ici, ça permet de les mettre en valeur, car nous n’avons pas de place dans nos ateliers.
Le marché rend les œuvres visibles, mais il permet aussi de les faire dialoguer. Pour sa première participation, l'illustratrice et plasticienne Raphaëlle Hayot présente un travail nourri par la végétation, les jardins et les souvenirs d'enfance. Au milieu des autres créations, elle distingue des préoccupations communes :
Je pense qu'il y a une joie de la couleur, qu'on retrouve souvent. Il y a beaucoup de liberté aussi. On a tous ce questionnement sur un peu notre identité et le lieu où on vit.
A lire aussi : L’artiste peintre Alain Joséphine est exposé pour la première fois dans une galerie parisienne
Le territoire est également au cœur de la nouvelle série d’Habdafai, consacrée au coco loba, une plante résistante capable de pousser ailleurs que sur son terrain d'origine et dont l'artiste fait une métaphore de la société martiniquaise. Il explique :
Le marché d'art, donne l'opportunité au public de voir qu'il y a quelque chose qui se passe en Martinique, même s'il n'y a pas un marché bien structuré. Il y a une facette, un nombre de choses qu'on peut acquérir et qu'on peut voir et qu'il y a vraiment une grande production en Martinique, Guadeloupe, Guyane.
A lire aussi : Le peintre cubain Ricardo Ponce expose à l’hôtel Diamant Les Bains
Jusqu'au 6 septembre, le marché d'art rassemble donc une scène artistique habituellement dispersée. Une vitrine qui révèle autant la vitalité de la création martiniquaise que son besoin d'espaces multiples pour rencontrer durablement le public.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.







