« Racines Vivantes » : quand l’art réinvente l’espace public à Basse-Terre

Par 29/10/2025 - 14:45 • Mis à jour le 29/10/2025 - 20:45

Trois artistes ont métamorphosé un angle de rue en un espace artistique coloré et végétalisé, à Bas-du-Bourg, à Basse-Terre. Fresques, tableau et sculpture dialoguent autour du thème « Racines Vivantes », imaginé par l’association Wi’anArt avec la participation de lycéens et d’étudiants.

    « Racines Vivantes » : quand l’art réinvente l’espace public à Basse-Terre
@Pierre Emmanuel

L'angle de la rue Delrieu et de la rue des Corsaires, à l'entrée du quartier du Bas-du-Bourg à Basse-Terre, est plus accueillant grâce au travail de trois jeunes artistes : Béliza Troupé, Benoît-Gilles Michel et Henri Hilaire.

Tableau, fresques et sculpture ornent désormais cet espace initialement délabré que la ville de Basse-Terre a voulu transformer.

« Racines vivantes »

Les trois artistes se sont inspirés de la thématique « Racines Vivantes » proposée par l'association Wi’anArt, porteuse du projet, avec la contribution de lycéens de Gerville Réache et d'étudiants de l'université du Camp Jacob.

Ce mercredi matin (29 octobre), ces œuvres très colorées ont été inaugurées en présence du maire, André Atallah, d'élus et de résidents du quartier.

« Mangrove et biodiversité »

Laurent Xarier, président de l'association Wi’anArt et professeur au lycée Gerville Réache de Basse-Terre, révèle la genèse de ce projet.

La mairie a souhaité associer les jeunes à la réhabilitation de friches urbaines. On avait visité plusieurs terrains qui étaient abandonnés, des dents creuses, en leur demandant de réfléchir à de possibles aménagements. On a identifié cette parcelle qu'on a choisie avec les jeunes. Et avec les étudiants de l'IUT et les lycéens, nous avons proposé d'aménager la parcelle en la végétalisant, avec des créations artistiques et des équipements, ainsi qu’une aire de sport. La volonté des jeunes, c'était de célébrer la nature. La fresque représente la mangrove et toute la biodiversité guadeloupéenne. Béliza Troupé évoque le corps humain et le végétal. C'est un peu vrai aussi pour Benoît-Gilles qui, à sa manière, célèbre aussi l'organique, le végétal. Les élèves ont surtout travaillé à l'identification de la parcelle, sur la faisabilité du projet et la conception. Il y a eu des ateliers avec Benoît-Gilles, mais ce sont essentiellement les artistes qui ont œuvré à l'aménagement.

« Un hommage à la nature »

Parmi les artistes présents à cette inauguration, ce mercredi matin, Benoît-Gilles Michel qui expliqué le contexte de sa composition sculpturale.

La pièce que je présente, c'est une sculpture qui s'inspire des jarres que tu peux trouver en Afrique de l'Ouest par exemple. C'est surtout inspiré de la flore et de la faune locale. C'est vraiment un hommage à la nature. J'ai utilisé des conques de lambis, des aloès aussi. Mon travail de sculpture est basé sur de l'assemblage et du collage. C'est ma passion, ça me permet de vivre, de traverser des moments de ma vie, de me sentir bien.

« Des branches rouges sur un fond blanc »

Béliza Troupé a répondu au thème « Racines Vivantes » en proposant une figure abstraite de branches éclatées qui, selon elle, exprime une invitation à la nature et à la défense de l'environnement.

Il s'agit de fresques en carreaux de céramique où on peut voir des branches rouges sur un fond blanc. Ces embranchements sont un peu organiques, végétales. On peut y voir des plantes, des arbres ou encore l'intériorité du corps. Donc tout cela pour questionner l'humain, l'homme. Ça permet aussi aux personnes de pouvoir rentrer dans l'œuvre. Et c'est ça aussi la beauté de ce travail. L'idée est de chercher ce que l'artiste a voulu dire. Le fait qu'il soit posé sur du bois, ça rajoute encore à mon discours.

 


√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS GUADELOUPE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

En images



Tags