Incendie mortel de Saint-François en 2018 : délibéré prévu le 10 février
Le couple propriétaire du logement qui avait pris feu en octobre 2018 était jugé ce mardi (6 janvier) par le tribunal correctionnel pointois. Poursuivi pour homicides involontaires liés à un présumé manquement à des règles de sécurité. En cause, l'absence de détecteur de fumée qui aurait pu éventuellement avertir les victimes cette nuit-là. Rappelons que 6 touristes de la même famille, dont 2 mineurs, ont trouvé la mort, pris au piège dans leur location de vacances à Saint-François.
Un procès plein d'émotions surtout quand les proches ont pris la parole. 4 présents sur les 30 parties civiles inscrites au dossier. Il faut dire que les victimes dont deux jeunes de 12 et 17 ans, étaient originaires du Gard et beaucoup n'ont donc pas pu faire le déplacement. Deux couples, des sœurs, des gendres, des petits-enfants, des neveux, toute une famille voire une lignée disparue.
Des parties civiles dans la douleur
« Il ne s'agit pas de se venger mais de demander Justice sept ans après le drame. Ils veulent des réponse ». Pourquoi aucune alarme n'a sonné cette nuit-là ? Les voisins n'ont rien entendu, mis à part les cris d'effroi, mais il était trop tard. Certains ont tenté de secourir en vain.
La grille du logement était fermée condamnant ainsi les occupants à leur destin tragique, alors qu'ils prévoyaient de partir en excursion de pêche au petit matin. Tous morts intoxiqués par les émanations. En premier, les deux adolescents qui dormaient dans le salon en bas. Les corps ont été retrouvés serrés les uns contre les autres dans la salle de bains. Certains brûlés à 60%.
Piégés dans les flammes
Même si le couple de propriétaires n'a pas directement causé leurs décès, il aurait fait preuve de négligences. Un défaut de détecteur de fumée et même s'il y en avait un, il n’a pas fonctionné. Trois expertises ont été diligentées depuis 2018 mais l'origine du sinistre venu de l’extérieur reste à ce stade un mystère.
La procureure a requis un an de prison avec sursis. La défense assure elle, que leurs clients avait bien installé un dispositif. A-t-il a été arraché ? A-t-il brûlé dans l'incendie ? Le délibéré est attendu le 10 février prochain.
Détecteur de fumée ou pas ?
Sur les parties civiles enregistrées, seules 4 ont pu faire le voyage en Guadeloupe. Écoutez la réaction d'une des avocates, Maître Catherine Szwarc du barreau de Montpellier :
Du côté de la défense, maître Rébecca Dorsile indique que, selon ses clients, l'habitation saisonnière était bien équipée d'un dispositif :
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