Capture de Nicolás Maduro : l'indignation de la communauté vénézuélienne en Martinique

Par 06/01/2026 - 13:14

Capturé par l'armée américaine, le président vénézuélien Nicolás Maduro a plaidé non-coupable au tribunal de New York ce lundi 5 janvier. Depuis ces derniers jours, les réactions de la communauté vénézuélienne ne cessent de pleuvoir, notamment en Martinique.

    Capture de Nicolás Maduro : l'indignation de la communauté vénézuélienne en Martinique

Quatre jours après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 2 janvier, les réactions continuent de se multiplier. Si la communauté vénézuélienne demeure divisée, c'est surtout l'ingérence américaine qui choque.

En Martinique, plusieurs Vénézueliens interrogés se disent consternés et ne comprennent pas une telle attaque contre la souveraineté de leur pays. C'est le cas de ce ressortissant vénézuélien qui vit depuis 30 ans sur l'île, et pour qui les jours derniers se sont révélés difficiles.

Ce qui s'est passé samedi, je l'ai très mal vécu. Je n'ai pas pu en dormir la nuit parce que j'ai de la famille, des amis. Il y a des personnes qui souffrent, il y a des hôpitaux qui sont attaqués, des soins qui ne sont pas possible de faire. Je ne crois pas que les Américains veuillent sauver le peuple vénézuélien. C'est pour le pétrole.

De son côté, Mirla Pascal-Chalu, vénézuélienne résidant en Martinique depuis une vingtaine d'années, plaide pour le retour du président Nicolás Maduro.

Je suis indignée, je souffre. Mon corps est là, mais mon esprit est là-bas (...). Je suis impuissante et bloquée, mais émotionnellement, je suis blessée. Je souhaiterais l'intervention des 33 pays d'Amérique latine et de la Caraïbe pour faire quelque chose pour que le président retourne. C'est une violation atroce, qu'on ne devrait pas accepter.

Tout sauf une surprise

Pour Christian Rétory, le président de l'association d'Amitié Martinique Vénézuela créée en 2015, le passage des États-Unis à une phase plus offensive n'est pas une surprise.

Tout a été essayé par les Américains au Vénézuela, en utilisant l'opposition de droite et d'extrême droite. Avec le temps, ils ont perdu de l'influence (...). Le coût de l'invasion militaire aurait été trop important, donc ils ont choisi ce type d'opération qui défi toutes les règles du droit international. Ce n'est pas surprenant puisqu'il fallait bien qu'ils tentent quelque chose. Nous vivons cela comme un chapitre de plus dans une histoire qui a commencé il y a 25 ans.

Ce lundi 5 janvier, devant un tribunal de New York, Nicolás Maduro a déclaré être un "prisonnier de guerre" et a plaidé non-coupable des accusations de trafic de drogue.

Le chef d’État vénézuélien a été maintenu en détention jusqu'à une nouvelle audience prévue le 17 mars 2026.


√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

Tags

À lire également