Quelles solutions pour l’assainissement en Guadeloupe ?
L’assainissement est devenu une priorité absolue aux côtés de l’eau potable. Entre infrastructures à bout de souffle et pollutions au chlordécone, le SMGEAG mobilise des dizaines de millions d’euros pour moderniser l’archipel. Décryptage d'un chantier titanesque où l'argent et la confiance sont les clés de la réussite.
Ce lundi 27 avril, « On Refait l’Actu » s’est penché sur ce dossier crucial. Si le SMGEAG a désormais rééquilibré ses priorités entre l’eau potable et le traitement des eaux usées, le chantier reste colossal.
Longtemps relégué au second plan, l'assainissement collectif est devenu une priorité absolue, tant ces deux dossiers sont indissociables.
Le défi des stations d'épuration
Entre réhabilitations, mises aux normes et créations de stations d’épuration, des dizaines de millions d’euros sont mobilisés pour répondre à des enjeux vitaux : santé publique, protection de l’environnement et développement économique.
Un défi qui concerne aussi bien le collectif que l’individuel, comme l’explique Dominique Laban, Directeur Général par intérim du SMGEAG :
Pour l'assainissement individuel, il faut diagnostiquer et vérifier la conformité ainsi que le raccordement de milliers de foyers. Nos études montrent un coût par individu situé entre 7 000 et 10 000 €, ce qui représente un budget global colossal. L’urgence actuelle se porte donc plutôt sur les grandes stations d'épuration. Elles sont indispensables pour maintenir l'activité économique, touristique, agricole et hospitalière. Dans ces secteurs sensibles, nous n'avons pas vraiment le choix.
Restaurer la confiance pour avancer
Cependant, le succès de ces projets repose sur le "nerf de la guerre" : le financement, mais aussi la nécessité de restaurer la confiance entre les acteurs du terrain. Une analyse approfondie par le Directeur Général par intérim du SMGEAG :
Notre objectif est de restaurer un climat de confiance. Nous pouvons prouver que les travaux sont permanents, qu'il s'agisse des réseaux, des unités de production ou du traitement. Nous faisons face à des pollutions, comme celle au Chlordécone dans le Sud Basse-Terre, qui sont de véritables catastrophes et entraînent des coûts de traitement exorbitants ; certains captages ont même dû être stoppés. Ce qui nous fait le plus défaut, ce sont les ressources financières. Avec plus de moyens, nous aurions pu être encore plus performants, alors que le SMGEAG réalise déjà 80 % de ses chantiers en maîtrise d'ouvrage.
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