Les pêcheurs tirent la sonnette d’alarme face aux nombreuses difficultés du secteur
Ce lundi 27 avril, une quarantaine de marins-pêcheurs se sont réunis à la plage des Galbas à Sainte-Anne pour évoquer les difficultés du secteur. Entre contraintes administratives, baisse des ressources et hausse des charges, ils veulent alerter les pouvoirs publics et se faire entendre.
Les marins-pêcheurs se sont rassemblés, hier (27 avril), pour échanger sur leur situation et mettre en avant leurs revendications, à la plage des Galbas à Sainte-Anne. Parmi les sujets abordés : la pression administrative, les sargasses, le coût du carburant ou encore la baisse des ressources marines. L’objectif est de faire bloc pour défendre leur activité et interpeller les autorités.
Un besoin de dialogue avec les autorités
Pour Armand Begora, marin-pêcheur à Marie Galante, les décisions sont trop souvent prises sans concertation avec les professionnels :
Il y a des normes de pêche quand même que moi, je dis. Ils devraient peut-être nous consulter un peu plus, discuter un peu plus avec nous, au lieu de rester entre les bureaux et faire leurs choses seuls.
Au quotidien, les pêcheurs dénoncent surtout l’accumulation des obligations administratives. À cela s’ajoutent de nouvelles mesures, comme l’installation prévue d’un système de surveillance des navires. Une situation jugée difficile à suivre pour de nombreux professionnels du secteur.
Pour Christophe Carine, pêcheur à Saint-François depuis 17 ans, la pression ne cesse d’augmenter :
À chaque fois, on fait des efforts pour toujours être à jour, des obligations. On se met carré vis-à-vis de l'État, on se dit que c'est fini, c'est bon. Mais à chaque fois, il y a quelque chose qui vient en pleine face, ça ne finit jamais. Maintenant, l'État veut nous mettre un bracelet électronique dans notre bateau. Je trouve que c'est injuste.
Une mobilisation syndicale
Alors pour la première fois dans le secteur, les syndicats Force Ouvrière, la CGT et la CFDT ont décidé d’unir leurs forces pour parler d’une même voix. Pour Jean-Michel Léandre, membre de la CGT, il en va de la survie de la pêche artisanale :
Dans quelque temps, il n'y aura plus de poisson local, il n'y aura plus rien, parce qu'il n'y a plus de marins pêcheurs. La situation devient chaotique, il y a beaucoup plus de dettes. Donc maintenant, on va se retrouver pris à la gorge et on ne pourra plus faire face.
Désormais, les marins-pêcheurs veulent agir. Des nouvelles réunions publiques sont en préparation, ainsi que des actions plus fortes pour faire entendre leurs revendications.
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