VIH : le Centre hospitalier de Basse-Terre alerte sur une hausse des cas chez les jeunes
Face à une recrudescence des cas de VIH, notamment chez les jeunes, le Centre hospitalier de Basse-Terre appelle à renforcer la prévention et le dépistage. Les professionnels de santé rappellent que l’infection peut concerner toutes les générations et soulignent l’importance d’un diagnostic précoce.
Le dépistage reste le meilleur moyen de freiner la propagation du VIH. Le Centre hospitalier de Basse-Terre a récemment lancé une alerte concernant une augmentation des cas de VIH observée dans le Sud Basse-Terre, en particulier chez les jeunes.
L’établissement rappelle l’importance de la prévention et du dépistage précoce face à cette infection sexuellement transmissible. Le CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic) du CHBT propose des consultations avec ou sans rendez-vous afin de permettre une prise en charge rapide des personnes concernées.
Plus de 2 000 cas en Guadeloupe
Selon le docteur Maxime Marquet, médecin au CeGIDD du CHU de la Guadeloupe, une part non négligeable des personnes vivant avec le VIH ignore encore sa situation.
On estime qu'il y a environ 2 000 personnes vivant avec le VIH en Guadeloupe. Parmi elles, près de 500 ignoreraient encore leur séropositivité. Le principal problème concerne les personnes qui pensent ne pas être concernées et qui ne se font jamais dépister. Or, elles sont encore nombreuses. Et cela ne touche pas uniquement les jeunes, mais également les personnes de plus de 30 ans.
Le VIH concerne toutes les générations
Si les actions de prévention rencontrent souvent un écho favorable auprès des jeunes, les professionnels de santé constatent que les adultes plus âgés restent parfois difficiles à sensibiliser. Pour le docteur Maxime Marquet, les idées reçues et le caractère encore tabou de la sexualité freinent parfois le recours au dépistage.
Nous rencontrons surtout une population jeune. Mais lorsque nous organisons des actions sur le terrain, les personnes de plus de 40 ou 50 ans passent souvent devant les stands sans s'arrêter. Comme il est question de sexualité, le sujet reste parfois tabou. Certains en plaisantent ou estiment que cela ne les concerne pas. Pourtant, cela concerne tout le monde. On ne peut jamais savoir avec certitude ce que fait son partenaire. Dès lors qu'il existe des relations sexuelles, il y a toujours une possibilité d'infection. Par ailleurs, dans de nombreux couples, une seule personne effectue un dépistage. Cela ne signifie pas pour autant que l'autre partenaire n'est pas concerné, d'autant que la transmission du VIH n'est pas systématique.
Les professionnels de santé insistent : le dépistage concerne chacun, quel que soit son âge ou sa situation. Réalisé suffisamment tôt, il permet non seulement une prise en charge médicale adaptée, mais contribue également à limiter les risques de transmission du virus.
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