Le Conseil Régional se réunit pour définir les nouvelles orientations budgétaires 2026
Réunis ce mercredi 25 mars en séance plénière, les élus du Conseil Régional examinent les Grandes Orientations Budgétaires 2026. Dans un climat politique marqué par les élections municipales, l'exécutif réaffirme ses priorités stratégiques face aux critiques de l'opposition sur la trajectoire financière de la Collectivité régionale.
Ce mercredi 25 mars, les élus du Conseil Régional se sont retrouvé en séance plénière à Basse-Terre.
Au cœur des débats, un dossier cristallise toutes les attentions : les Grandes Orientations Budgétaires (GOB) pour l'exercice en cours, une année pourtant déjà entamée depuis trois mois.
L'heure du bilan politique
L'enjeu de cette matinée est aussi d'ordre politique. Il s'agissait de prendre le pouls d'une assemblée sortant de quatre semaines de bataille électorale, marquées par des résultats qui ont laissé un goût amer à plusieurs conseillers régionaux de premier plan.
Le climat était frais ce mercredi 25 mars, dans un hémicycle pourtant bien garni. Incontestablement, le vent des municipales a soufflé, mais pas avec l'énergie attendue.
Le choc est encore présent pour une dizaine d'élus, têtes de listes battues, et chacun semble chercher ses marques. Alors que les divisions fragilisent les rangs, la sérénité nécessaire pour avancer semble aujourd'hui remise en question.
Les priorités régionales
Pourtant Ary Chalus, bien qu'affaibli, veut encore y croire et a appelé ce matin à un "sursaut citoyen" pour ne pas se bercer d'illusions.
À ce titre, le Président du CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) lui a remis un rapport d'expertise des résolutions du 19e Congrès des élus de Guadeloupe du 17 juin 2025.
Le Président de Région veut montrer qu'il tient encore le gouvernail d'un navire qui tangue mais garde un cap : celui d'une santé financière confortée pour passer de la dépendance à l'influence.
Ce pilotage s'articule autour de quatre axes majeurs : la souveraineté économique, le trio eau-énergie-déchets, l'investissement dans l'humain, et enfin la commande publique au cœur de la planification écologique.
Accélérer le développement
Au rang des réactions, Ary Chalus s'interroge sur les Grandes Orientations Budgétaires (GOB) et fait part de ses priorités ainsi que la santé financière de la Collectivité Régionale :
On accélèrera sur le projet de déviation de La Boucan. Les travaux vont également débuter sur la Faculté de médecine de plein exercice. Nous allons aussi nous occuper de la construction de Baimbridge. Nous allons augmenter le budget sur toutes les routes régionales de la Guadeloupe, mais aussi la rénovation du lycée. Sur cela, nous allons continuer à accompagner les communes sur des projets d'intérêt régionaux et nous resterons vraiment sur nos missions, nos compétences pour pouvoir continuer à développer la Guadeloupe. Ce qui est important, c'est surtout de bien maîtriser les finances de la région. Et je suis vraiment très fier de le dire aujourd'hui, nous sommes redescendus à 5,6 années en matière de dépenses budgétaires, mais nous maîtrisons bien notre financement, et nos travaux, et nous continuerons à le faire sur la Guadeloupe. Je travaille au service de la Guadeloupe et des Guadeloupéens. Je l'ai démontré dans les 32 communes de la Guadeloupe et je suis très fier de ce que nous avons fait.
La lecture de Victorin Lurel
Du côté de l'opposition, Victorin Lurel propose une lecture divergente des indicateurs budgétaires, pointant du doigt une trajectoire d'investissement qu'il juge en trompe-l'œil :
On nous a soumis trois scénarios : un scénario de base qui consiste à stabiliser l'investissement à 200 millions sur les cinq prochaines années jusqu'en 2032. Là où je suis perplexe, c'est que tout cela est financé par l'emprunt. Avec ça, on pourrait maintenir les ratios qui seraient de bons indicateurs, mais il y a une vraie chute de l'investissement. J'ai quitté cet investissement à 230 millions. En 2023, on était à 321 millions et à 199 millions en 2025. Sur les six prochaines années, on va rester à 200 millions, mais l'endettement va augmenter considérablement. Je m'interroge. D'autant plus que la totalité des emprunts bancaires ne sont pas totalement affectés au financement des investissements. J'ai posé la question, à laquelle je n'ai pas eu de réponse : que faites-vous du surplus d'emprunt que vous faites ?
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