Non-lieu dans l'affaire Rony Cély tué à Goyave

Par 18/03/2026 - 12:07 • Mis à jour le 18/03/2026 - 18:25

Un non-lieu vient d'être rendu concernant l’affaire Rony Cély. Souvenez-vous ce jeune homme souffrant de troubles mentaux avait été abattu par les gendarmes à Goyave alors que ces derniers tentaient de le maîtriser après une agression. Le juge d’instruction en charge du dossier vient en effet de se prononcer. La légitime défense a été retenue et l'usage du pistolet respecterait le cadre légal.

    Non-lieu dans l'affaire Rony Cély tué à Goyave
Mobilisation à Goyave après le drame

Les faits remontent au 9 janvier 2024 en matinée. Un jeune homme instable mentalement, venait d’agresser à l’arme blanche des riverains faisant 2 blessés graves. D'où un appel d'urgence aboutissant sur l'arrivée des gendarmes. 

Après de courtes recherches, le mis en cause a été repéré non loin dans un champ boisé et porteur d’un coutelas. Malgré les multiples sommations, l’individu se serait montré très menaçant. Pris au dépourvu, l’un des militaires a alors fait usage de son arme pour se protéger, tuant ainsi l'assaillant.

Ce dernier est malgré les tentatives de réanimation décédé sur place.

Des tensions après le drame

La tension était juste après palpable dans le quartier, certains remettant en cause la méthode d'intervention. La victime était selon ses proches, suivi par un centre psychologique et sous traitement. 

Il est ressorti des examens prodigués que le défunt était ce jour-là sous l'emprise du cannabis, en plus de sa schizophrénie. Ce qui aurait joué un rôle majeur selon l’expert. Rony Cély était donc semble-t-il en crise au moment de la confrontation. 

Légitime défense 

Sur les violences ayant entraîné la mort, il a été conclu que l’acte a bien été simultané à l’attaque survenue en quelques secondes d’où la nécessité de légitime défense. 

Les gendarmes auraient également usé de leurs armes sans excès selon le code de la sécurité intérieure. Même s’il aurait pu avoir une irresponsabilité pénale, la pathologie dont souffrait l’intéressé ne constitue pas un obstacle au danger représenté sur le moment, d’où le non-lieu prononcé ce mardi par le magistrat instructeur pointois.

 

 

 


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