L'artiste Don Snoop poursuivi pour détention d'arme : l'affaire renvoyée au 10 août 2026
Interpellé au Gosier le dimanche 7 juin, l'artiste Don Snoop, comparaissait ce mercredi 10 juin devant le tribunal de Pointe-à-Pitre pour transport d'arme en récidive et usage de stupéfiants. Son procès a finalement été renvoyé au 10 août 2026 pour des analyses ADN, balistiques et téléphoniques.
L'artiste "Don Snoop", de son vrai nom Saint-Eloi D., était entendu ce mercredi 10 juin en comparution immédiate devant le Tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre.
Ce dernier est poursuivi pour :
- Transport sans motif légitime d'armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie B par au moins deux personnes, en récidive
- Usage illicite de stupéfiants, en récidive
- Détention d'arme malgré une interdiction judiciaire
Une interpellation en direct
Le dimanche 7 juin au soir, aux alentours de 22h30, l'artiste avait été interpellé par les forces de l'ordre, au Gosier.
Sous les yeux stupéfaits des passants et de ses abonnés connectés à leur écran, l'artiste s'est fait passer les menottes aux poignets avant d'être embarqué dans un fourgon de police au milieu de la rue, en l'espace de quelques instants.
Les effectifs de la brigade anticriminalité (BAC) opéraient alors le contrôle d’un véhicule en marge de la soirée "Bahia", organisée à l’Auberge de la Vieille Tour, au Gosier. Lors de cette intervention, les policiers ont découvert un pistolet.
Au total, quatre individus avaient été interpellés au cours de cette opération, dont l'artiste lui-même.
Ce dernier s'était illustré au grand écran dans le long-métrage "Zion", réalisé par Nelson Foix, sorti en salles en 2025. Don Snoop avait alors incarné le fameux rôle de l'anti-héros de l'intrigue, "Tidog".
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L'affaire renvoyé en août prochain
L'affaire a été renvoyée au 10 août prochain, à 13h30 pour supplément d'informations.
Le parquet a en effet demandé ce renvoi afin d'obtenir un complément d'informations, notamment des analyses ADN, balistiques et téléphoniques.
Et pour cause : les prévenus nient être les propriétaires de l'arme de calibre 9 mm retrouvée dans la voiture où ils se trouvaient à quatre le dimanche 7 juin.
Les juges ont également statué sur le maintien du contrôle judiciaire de Don Snoop.
De son côté, l'autre coprévenu, en situation irrégulière, a été placé en détention provisoire et le maintien derrière les barreaux a été requis à son encontre.
Une énième saisie d'arme qui illustre la vigilance et la mobilisation constante des autorités locales dans la lutte contre la détention illégale et le trafic.
Les mots de son avocate, Me Democrite
Pour la défense de Don Snoop, assurée par Me Gladys Democrite, l'accusation fait fausse route. L'avocate pointe du doigt les failles d'une procédure qu'elle estime déjà compromise :
En réalité, ce mardi (9 juin) le parquet souhaitait absolument placer mon client en détention. Le parquet estimait que tous les éléments du dossier permettaient de pouvoir aboutir à une condamnation. Entre-temps, nous avons étudié le dossier et avons relevé un certain nombre de nullités et de manquements dans l'enquête. Monsieur le procureur a demandé un renvoi pour pouvoir étoffer son enquête. Les erreurs de procédure, déjà faites dans ce dossier ne pourront pas être sauvées. Mon client est innocent, cette arme ne lui appartient pas.
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