Au Lamentin, une conférence publique est organisée pour défendre l'avenir de l'octroi de mer

Par 12/06/2026 - 04:57 • Mis à jour le 12/06/2026 - 05:02

Ce vendredi soir (12 juin), le Krey Mouvman Popilè Matinik organise une grande conférence publique sur l'octroi de mer, à partir de 18h dans le hall de la mairie du Lamentin. L'évènement intervient alors que l'Union européenne doit réexaminer l'an prochain le maintien de cette taxe spécifique aux départements et régions d'outre-mer français.

    Au Lamentin, une conférence publique est organisée pour défendre l'avenir de l'octroi de mer

Ce soir à partir de 18h, le hall de la mairie du Lamentin accueille une conférence publique organisée par le Krey Mouvman Popilè Matinik. Le but est de faire le point sur l'avenir de l'octroi de mer, cette taxe française ancienne qui s'applique spécifiquement à la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte et La Réunion. 

L'Union européenne doit en effet réexaminer son maintien l'année prochaine, ce qui suscite des inquiétudes. 

Un outil d'autonomie fiscale 

Mireille Pierre-Louis, experte en gestion des fonds européens et des finances communales, insiste sur ce que représente l'octroi de mer pour les collectivités locales. C'est selon elle une question d'autonomie politique et financière.

Je veux intervenir pour rappeler les enjeux, à savoir que l'octroi de mer, c'est un outil d'autonomie fiscale. Et si on enlève l'octroi de mer, ça veut dire qu'on choisit une assimilation totale. C'est important, d'une part parce que c'est nos ressources majeures des communes : 40 % des recettes.

Substitué par la TVA

La suppression de l'octroi de mer ne signifierait pas la fin de toute taxation, mais son remplacement par une TVA. Un scénario que Mireille Pierre-Louis juge catastrophique pour la Martinique.

Si on l'enlève, il y aura à la place une TVA de l'État à 20 %. Ça veut dire que les recettes de TVA, elles restent en France, elles ne retournent pas en Martinique ou vraiment à la marge alors que toutes les recettes d'octroi de mer en Martinique, les 300 millions d'euros, restent en Martinique. Donc, ça serait un transfert de ressources locales vers le budget de l'État.

Pour éclairer le débat, deux spécialistes prendront la parole ce soir : Alain Plaisir, économiste et fiscaliste, et Mireille Pierre-Louis.


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