L’intelligence artificielle intègre certains cabinets d’avocats

Par 17/01/2026 - 11:36

Recherche de jurisprudence, aide à la rédaction, gain de temps… L’intelligence artificielle voit peu à peu le jour dans les cabinets d’avocats. Certains professionnels l’utilisent déjà en posant des limites claires à son usage, notamment lorsqu’il s’agit de justice et de décisions humaines.

    L’intelligence artificielle intègre certains cabinets d’avocats

L’intelligence artificielle n’est plus réservée aux secteurs technologiques. Elle s’invite désormais aussi dans les cabinets d’avocats, notamment pour faciliter la recherche de jurisprudence, l’analyse de documents ou encore la rédaction d’actes juridiques.

En Guadeloupe, Maître Raphaël Lapin, avocat au barreau, a expliqué comment il s’appuie sur ces outils dans sa pratique professionnelle.

D'abord, pas avec ChatGPT. Nous avons fait le choix d'investir dans un logiciel d'intelligence artificielle spécialisé en matière juridique. Donc, ça veut dire que c'est une intelligence artificielle qui profite d’une base de données spécifique qui est payante. On ne va pas lui accorder le crédit de faire notre travail à notre place. L'avocat garde le devoir de vérifier ce qui est proposé par l'intelligence artificielle.

Pour les professionnels du droit, l’IA est avant tout un outil d’aide à la décision, et non un substitut au raisonnement juridique humain.

Jusqu’où peut aller l’IA dans la justice ?

Si l’intelligence artificielle peut aujourd’hui analyser des décisions de justice en quelques secondes, la question se pose : peut-on lui confier un rôle plus central dans les décisions judiciaires ?

La frontière entre assistance technologique et décision humaine fait débat. Pour Maître Raphaël Lapin, une ligne rouge ne doit pas être franchie.

Alors, jusqu'où est-ce que l'IA peut aller sans menacer le rôle du juge et des droits de la défense ? La ligne rouge, elle est, pour moi, à l'endroit précis de ce que la question de la justice est une question profondément humaine. On juge des humains par rapport à des faits qu'ils auraient commis ou qu'ils ont commis. Et donc, à partir de là, on ne peut pas, à mon avis, désincarner la justice au point de confier un ordinateur à un être dépourvu d'empathie, dépourvu d'équité, dépourvu de sentiments, d'émotion, de vie dans le réel, au point de décider pour nous à notre place.

L’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour le monde judiciaire, mais elle soulève aussi des questions éthiques.


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