Deux récidivistes poursuivis pour agression sexuelle sur une femme dans la rue

Par 05/03/2026 - 05:14

Après un premier renvoi, deux prévenus étaient ce mercredi (4 mars) de nouveau escortés à la barre de comparution immédiate. Poursuivis pour avoir tenté d’agresser sexuellement une femme sur la voie publique. C’était à Pointe-à-Pitre le 13 février. Selon la victime hispanophone, les deux hommes auraient tenté de la conduire de force dans une case abandonnée. Mais faute d’élément probant, le tribunal n’a retenu qu’une agression simple.

    Deux récidivistes poursuivis pour agression sexuelle sur une femme dans la rue
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Le soir du 13 février dernier, rue Lamartine, une jeune femme se fait aborder par deux hommes très alcoolisés, qui lui demandent une relation tarifée. L’intéressée refuse et le ton monte rapidement. Ses interlocuteurs l’attrapent de force, la frappe, essaient de lui arracher son mini short tout en l’entraînant vers une maisonnette du quartier. La victime hurle et se débat.

Sauvée par un passant

Un passant alerté par les cris intervient et fait fuir les malfaiteurs. Tous deux sont déjà très connus des services pour violences ou séquestration, sortis de prison il y quelques mois. Les prévenus ont expliqué qu’ils en voulaient juste au téléphone portable de la plaignante, un objet qu’elle aurait caché dans ses sous-vêtements lorsque les choses ont dégénéré. 

Une version contre une autre, il y avait peu voire pas de témoins sur place. La partie civile a rappelé la notion de consentement, quelque soit la femme, sa profession ou son statut. Le Parquet quand à lui a souligné un manque total de remord, d’excuses, des faits lâches et une certaine dangerosité relevée par l’expert psychiatre. 

Parole contre parole

Les avocats de la défense ont argué que rien ne démontre formellement le caractère sexuel de l’attaque. Les juges ont donc prononcé une relaxe concernant cet aspect mais ont tout de même condamné Ralph C. et Fabrice M., à 3 et 4 ans de prison ferme pour les coups, avec un maintien en détention. Notez que la jeune femme était en larmes à la sortie de l'audience. 

Le vice-bâtonnier, maître Pascal Bon, conseil de l'un d'eux, explique pourquoi une telle décision :

Devant ces incertitudes et devant le doute raisonnable, le tribunal a pris acte du fait que les faits qui étaient avérés, c'est bien évidemment qu'il y a eu des violences aggravées vis-à-vis d'une travailleuse du sexe qui était hors du champ professionnel, mais surtout de l'importance de mettre de la rigueur dans l'application de la loi pénale sur les responsabilités. Il faut absolument que l'élément soit à la fois intentionnel et aussi matériel, qu'il soit caractérisé. Dans ce cas d'espèce, on sent bien qu'on a l'absence de témoins oculaires. Il n'y avait que les trois protagonistes : cette femmes dans un contexte particulier, deux hommes alcoolisés et donc, effectivement, la juridiction a fait preuve de sagesse. Pour l'un d'entre eux, peut-être qu'il y a eu une demande de relations tarifées, mais par la suite, ils étaient uniquement dans une volonté de pouvoir soustraire le téléphone de grande valeur de cette victime.


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