Violences sur fond de paranoïa aigue : 2 ans et demi de prison ferme et des soins d'urgence
Depuis plusieurs semaines le prévenu s'était persuadé d'être la cible de la victime. Convaincu de se défendre, il a asséné un violent coup de coutelas à la tête à celui qui n'est autre que son voisin. Condamné lundi (2 mars 2026) par le tribunal, Fabien D. doit aussi recevoir des soins d'urgence.
Vendredi dernier dans une station service des Grands-Fonds, la paranoïa du prévenu atteint son paroxysme. Après des mois d’acharnement à son encontre selon lui, Fabien D. brandit un coutelas. "Il allait me tuer", assure la victime. Le coup atteint le crâne : plaie profonde, atteinte osseuse, dix jours d’ITT. "J’ai cru que j’allais mourir", ajoute le retraité.
Depuis septembre 2025, trois plaintes ont été déposées pour menaces de mort. Le prévenu ne s'est pas arrêté qu'aux menaces puisqu'il a même montré ses parties intimes au voisinage, “pour soit disant prouver qu’il est un homme”.
À la barre, Fabien D. parle de persécution : "Il m’empêche de travailler, il dit aux gens de ne pas m’embaucher! Moi aussi je veux qu’il me laisse tranquille". Il accuse même son voisin de l’avoir mis sur écoute.
"Une personnalité paranoïaque"
L’expert psychiatre décrit une personnalité paranoïaque, avec altération du discernement, mais compatible avec une sanction. Il préconise des soins.
Pour la partie civile, Me Roth dénonce "une violence folle" : "Il aurait pu le tuer, on frôle la tentative d’assassinat". Le procureur pointe un passage à l’acte nourri par la paranoïa et requiert cinq ans, dont deux avec sursis probatoire et obligation de soins.
Me Annick Martial, avocate de La défense, insiste : "Monsieur vit dans une réalité qui n’est pas la nôtre. La priorité, c’est de le soigner."
Le tribunal a finalement opté pour une peine de 30 mois de prison ferme avec maintien en détention, trois ans de suivi socio-judiciaire, injonction de soins immédiate, interdiction de contact avec sa victime.
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