En Guadeloupe, la cour criminelle départementale est de plus en plus sollicitée

Par 27/12/2025 - 15:01 • Mis à jour le 29/12/2025 - 05:04

La cour criminelle départementale de Guadeloupe a eu une cadence très soutenue en 2025.

    En Guadeloupe, la cour criminelle départementale est de plus en plus sollicitée

Avec 5 sessions exclusives et 2 autres mixtes réunies en alternance avec la cour d'assises, la cour criminelle départementale a trouvé son rythme de croisière. En 2025, elle s'est penchée sur 23 dossiers, dont de 20 viols et 3 de violences.

Des viols moins punis que les assassinats et les meurtres. En effet, si pour les crimes de sang (où on peut aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité), la moyenne tourne entre 20 et 25 ans, pour les viols, elle tombe entre 10 et 15 ans. 

Les accusés

35 accusés ont eu à s'expliquer sur leurs agissements, dont seulement deux femmes. Ces dernières, ont été poursuivies pour non-dénonciation, une accusation limitée à une peine de 3 ans. 

Dans plus de la moitié des cas, les viols sur mineures sont constitués, et une grande partie d'entre eux concerne des enfants âgés de moins de 15 ans. 
Le milieu intrafamilial reste le plus impliqué, avec dans la plupart des dossiers, des accusés adultes ayant un lien de parenté ou d'alliance avec la victime, ce qui constitue une circonstance aggravante supplémentaire. 

La cour criminelle

Les magistrats de la Cour Criminelle, qui sont des professionnels, délibèrent plus vite et gèrent des affaires qui s'étalent généralement entre une ou une journée et demie. Alors que la moyenne pour les assises, où les jurés populaires sont majoritaires, est entre 2 et 3 jours. 

Là aussi, les verdicts prononcés en cour criminelle sont moins sujets à être interjetés en appel, seulement 25% des cas, alors qu'aux assises, il est deux fois supérieur. 


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