Poursuivi pour avoir menacé des agents de sécurité au carnaval

Par 08/01/2026 - 14:08 • Mis à jour le 08/01/2026 - 14:13

Dimanche dernier, peu avant l’homicide de Pointe-à-Pitre, deux agents de sécurité qui tenaient un barrage filtrant ont été agressés par des jeunes qui voulaient passer en force. L’un aurait même sorti un pistolet. Le tribunal lui a cependant accordé le bénéfice du doute ce mercredi (7 janvier). Il n’a retenu qu’une amende de 500€ contre les 3 ans de prison ferme demandés par le Parquet.

    Poursuivi pour avoir menacé des agents de sécurité au carnaval
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Une décision qui a fait bondir la vice-procureure qui a indiqué de suite qu’elle ferait appel. Le suspect de 19 ans, comparaissait pour avoir avec un ami dimanche dernier pénétré de force en voiture dans le périmètre réservé au défilé carnavalesque. 

Il est presque 18h ce jour là, une Ford se présente devant la barrière où se tiennent deux vigiles en charge de la circulation, rue de la cité Beauperthuis et Henri IV. Le passager descend et insiste, il veut voir son cousin résidant pas loin. Les agents de sécurité refusent. L’individu s’emporte et vocifère.

Les vigiles sous le choc

Il aurait alors pour pouvoir passer, sorti un révolver à barillet chromé selon les témoignages, une description bien précise. Sous le choc, les victimes alertent ensuite les policiers de la BAC. Le mis en cause activement recherché finira par se rendre le lendemain, tout en indiquant qu’il a bien bousculé ses interlocuteurs, mais n’avait pas de pistolet.

L’une des victimes, psychologiquement atteinte, justifie pourtant selon l’unité médico-légale, d’une incapacité de 10 jours. À la barre, le jeune majeur a encore nié, malgré son passé violent. Connu pour braquages, il est même impliqué dans la mort de "Zempache", célèbre motard abattu chez lui en 2019 et condamné à 6 ans pour cela.

Déjà incarcéré pendant 6 ans

Rappelé à l’ordre par les juges pour son agressivité à l'audience, le jeune homme a expliqué vouloir se réinsérer depuis sa sortie de prison, il a tourné la page. Le jour des faits, il se serait énervé car l'un des agents aurait insulté sa mère.

Au bénéfice du doute et grâce à la plaidoirie de Maître Annick Martial, son avocate, le tribunal a prononcé une relaxe concernant l’arme mais a tout de même infligé une amende contraventionnelle de 500€ pour l’altercation avec les vigiles.

 


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