Deuxième session d’assises : 6 affaires jugées au tribunal de Basse-Terre

Par 10/03/2025 - 05:08 • Mis à jour le 10/03/2025 - 09:00

Six affaires criminelles seront jugées jusqu’au 2 avril. Cinq d’entre elles ont conduit à la mort d’un homme. Les accusés encourent de lourdes peines, supérieures à 20 ans de réclusion criminelle.

    Deuxième session d’assises : 6 affaires jugées au tribunal de Basse-Terre
Cour d'assises de Basse-Terre

La cour d’assises de Basse-Terre ouvre ce lundi (10 mars) sa deuxième session de l’année. Jusqu’au 2 avril, six affaires criminelles seront examinées par les jurés. Parmi elles, cinq sont jugées en première instance, une autre en appel.

Les qualifications retenues sont particulièrement graves : un assassinat, trois meurtres, un vol ayant entraîné la mort, ainsi qu’un viol sur mineur de moins de 15 ans.

Quatre morts par armes blanches

Sur les six dossiers inscrits au rôle, cinq se sont soldés par la mort d’un homme. Dans quatre cas, l’arme utilisée était une arme blanche ; dans un autre, une arme à feu. Une série de drames sur fond de violences interpersonnelles.

Dans au moins quatre affaires, les faits sont récents, survenus en 2023, une période marquée par une recrudescence de crimes violents sur le territoire.

Les premiers éléments d’enquête révèlent des motifs souvent dérisoires : dettes minimes, différends banals, querelles personnelles. Des conflits qui auraient pu se résoudre autrement, mais qui ont basculé dans l’irréparable.

De lourdes peines encourues

Tous les accusés risquent plus de 20 ans de réclusion criminelle. En cas de condamnation, les peines prononcées pourraient atteindre plusieurs dizaines d’années de prison. Un verdict qui représentera une lourde responsabilité.

Cette session sera pour la plupart d’entre eux une première confrontation avec la justice criminelle, et avec des décisions aux conséquences irréversibles.

Les accusés, âgés de 28 à 59 ans, présentent des profils différents. Tous ont un casier judiciaire comportant des mentions, mais aucun ne semblait prédestiné à comparaître un jour devant une cour d’assises.

Les parcours personnels sont divers, bien que dans deux dossiers, la consommation d’alcool ou de produits stupéfiants soit pointée comme un facteur aggravant, voire déclencheur du passage à l’acte.

 


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