Un projet de « permis sud-Soufrière » porté par Albioma
Une participation sera ouverte à tous pendant un mois à partir de lundi prochain (24 novembre), concernant la demande de permis exclusif de recherches des gîtes géothermiques, connue sous le nom de « Permis de Sud-Soufrière ». Portée par la société ALBIOMA, le public pourra consulter le dossier et y déposer ses observations par voie électronique en matière environnementale.
Le public aura l’occasion de consulter le dossier et de soumettre ses observations. La société ALBIOMA établie à Paris, demande ce permis pour une durée de cinq ans, il couvre une superficie de 62 km² en sur Basse-Terre, incluant des zones de Capesterre-Belle-Eau, Gourbeyre, Saint-Claude, Trois-Rivières et Vieux-Fort.
Cette consultation, en vertu de l’article 7 de la Charte de l’environnement, est une étape nécessaire pour toute demande de permis impactant potentiellement l’environnement. Elle fait suite à un arrêté, du 3 avril 2025, qui impose l’évaluation des décisions liées aux titres miniers. Les modalités d’octroi pour ce type de permis sont établies par le décret du 28 mars 1978. À la fin de cette participation, une synthèse des retours du public sera publiée sur internet.
Une participation publique
Le ministre chargé des mines, au Ministère de l’Économie et des Finances à Paris, prendra alors une décision, qu’il s’agisse d’un accord total, partiel, ou d’un refus pur et simple. Pour toute information complémentaire, le Bureau des ressources énergétiques du sous-sol, rattaché au Ministère de la Transition écologique, est disponible pour répondre aux questions.
Enfin, l’Autorité environnementale a déjà émis un avis sur cette demande le 13 mars 2025, consultable sur ce même site de l’Inspection générale de l’Environnement et du Développement durable.
Pourtant renforcer la production d’énergie propre en Guadeloupe reste l’un des grands enjeux du territoire. La géothermie, qui consiste à exploiter la chaleur naturelle de la Terre, en fait partie.
Le CIPPA n'y croit pas
C’est dans ce contexte que la société ALBIOMA demande un permis exclusif pour explorer un nouveau gisement dans le sud de Basse-Terre. Un dossier sensible, surtout depuis la polémique suscitée par l’ancien projet géothermique porté par ORMAT, très critiqué pour son manque de transparence et l’absence de retombées locales, notamment en matière de redevances.
Le projet actuel, baptisé « permis Sud-Soufrière » n’est pas vraiment du goût du CIPPA, le Comité d'initiative pour un Projet Alternatif. Son Président, Alain Plaisir reste méfiant :
Donc, ce dont on a peur, c'est qu'une nouvelle fois, il y ait un pillage de ressources de la Guadeloupe. Et donc, comme pour ORMAT, il y aura des bénéfices qui seront engrangés par cette entreprise. Nous serons des perdants parce que tout se décide entre la multinationale. Hier, c'était ORMAT, demain, ce sera ALBIOMA. Donc, ça va se décider entre le gouvernement et la multinational. Un permis d'exploitation, parce que là, c'est un permis de recherche. Après, il y aura un permis d'exploitation et donc, il y aura des bénéfices qui seront engrangés. Il n'y a aucune retombée pour la Guadeloupe.
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