Face à l'arrivée des sargasses, Petit-Bourg et Baie-Mahault réinstallent leur barrage anti-algues
Pour faire face au fléau des sargasses, de plus en plus nombreuses sur l'archipel guadeloupéen, les communes de Petit-Bourg et Baie-Mahault ont fait le choix fort (et coûteux) de réinstaller leur barrage anti-sargasses, long de 3 kilomètres. Les deux communes installeront dès fin février un second barrage, de 4 kilomètres.
150 000 mètres cubes, c’est la quantité de sargasses collectées sur les côtes en Guadeloupe au cours de l'année 2025. Ce total est deux fois supérieur à ceux des années précédentes. Pour faire face à ce fléau avant que les premiers échouements n’arrivent, les communes de Petit-Bourg et Baie-Mahault ont fait le choix de réinstaller leur infrastructure.
Un dispositif important
C’est un filet sous-marin tendu de près de 3 kilomètres de long censé protéger le littoral des sargasses. Le barrage anti-algues brunes, qui s’étend sur une partie des côtes de Baie-Mahault et de Petit Bourg, a été réinstallé.Thierry Devimeux, préfet de la Guadeloupe, rappelle que cette infrastructure majeure représente un atout majeur dans la lutte contre ce fléau :
Je crois que c'est le barrage qui protège le plus d'habitants de l'ensemble de l'archipel. Il est important aussi parce qu'on l'a déjà testé l'année dernière. On sait qu'il a marché l'année dernière.
Selon les prévisions de la cellule Pulsar, chargée de coordonner l’action locale contre les sargasses, les échouements de 2026 risquent d’être aussi importants qu’en 2025. Les communes de Baie-Mahault et de Petit-Bourg ont fait le choix d'installer un second barrage de 4 kilomètres de long dès février 2026 un second barrage, de 4 kilomètres. David Nebord, le maire de Petit-Bourg, revient sur ce choix fort :
Il s'agit de couvrir le Bourg, en passant d'abord par la Pointe à Bacchus, jusqu'à la zone de Rougeol. Ce sont des zones très impactées par les sargasses et qui ne nous permettent pas facilement de faire de la collecte malgré de longs bras.
Des barrages coûteux pour les communes
Si le projet est entièrement financé par L’État, l’arrivée de ce nouveau barrage ne sera pas indolore pour les finances des communes. C’est ce que détails Justin Dessout, premier adjoint au maire de Baie-Mahault :
Ce qui est moins bien, c'est que l'État a fait une déposition de barrages qui ont coûté environ 1,2 millions. Mais l'entretien de ces barrages est sur le compte des communes. Nous seront dans l'obligation de faire une action liée au budget des communes, mais nous savons pas combien cela va coûter.
L’efficacité des barrages reste à mesurer, et ces dispositifs demeurent en phase de test. Leur efficacité dépend de la force des courants. Si celui de Capesterre-de-Marie-Galante ne sera pas réinstallé faute de résultats, les Saintes verront bien leur barrage revenir prochainement non loin de leurs côtes.
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