Projet de construction d'un parc éolien à Petit-Canal : le bras de fer continue entre TotalEnergies et l’ADREFANOR
L'ADREFANOR (Association de Défense et pour la Régularisation du Foncier Agricole du Nord Grande-Terre) est mobilisé à Dadoud (Petit-Canal) pour dénoncer la construction d'un parc éolien. Un projet qui a pris quelques années de retard, mais où les travaux se poursuivent toujours.
Le bras de fer se poursuit entre TotalEnergies et l’ADREFANOR (Association de Défense et pour la Régularisation du Foncier Agricole du Nord Grande-Terre) est plus que jamais d’actualité.
Entre temps, les travaux se poursuivent à l'heure où les agriculteurs sont quotidiennement mobilisés sur le site de Dadoud, Gros Cap à Petit-Canal. Ces derniers ont déposé un référé au tribunal de Basse-Terre pour une éventuelle suspension des travaux.
Cri de colère de l'ADREFNOR
Freddy Nomède, président de l'ADREFANOR, explique que les pelleteuses sont actives :
Nous sommes mobilisés sur les terres car depuis 2015 cette, nous sommes informés de ce projet sur ces terres agricoles à Dadou. Nous nous sommes opposés et avons dit que nous ne sommes pas d'accord à ce projet-là. Nous constatons que lorsqu'ils devaient poser ces éoliennes, ils ont commencé ces travaux là et ont fait des fouilles. Ils ont retiré la canne pour faire des trous et déposer ces éoliennes là. Nous disons que c'est inadmissible qu'ils aient installés des éoliennes sur ces terres. Ces documents-là font plus de 300 pages. Nous avons demandé tous les documents concernant la DEAL, la DAAF. Nous sommes allé à la DEAL des Abymes et de Basse-Terre. Tous les documents demandés sont inaccessibles. Or, si les projets sont dit "publics" , je ne vois pas pourquoi pas ils ne veulent pas donner ces documents-là. Ce n'est pas normal.
Une partie de la commune consacrée à l'agriculture
Contacté, TotalEnergies n’a pas encore répondu à nos sollicitations. Cette partie de Petit-Canal doit être réservé à l’agriculture, c’est la demande de l’ADREFANOR que préside Freddy Nomède :
Si nous revenons sur la genèse de cette terre, c'est celle de ma famille. Et depuis l'époque, nous avons été trompés. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas parler sans documents et papiers. Ces terres nous reviennent de droit. Nous ne demandons pas à ce qu'il y ait un type de propriété, mais de laisser cette zone-là pour l'agriculture. S'ils veulent faire leur projet, ils peuvent le faire près de la falaise où il y a déjà un parc éolien et un parc photovoltaïque. Il faut laisser cette terre pour l'agriculture. D'autant plus qu'il y a beaucoup de jeunes qui ont des formations et qui cherchent des terres où produire de l'agriculture et malgré ça, c'est cette terre qu'ils donnent à un multimilliardaire comme TotalEnergies. Il faut se poser les bonnes questions.
Un projet menaçant pour l'ensemble des agriculteurs
En demandant toujours plus de terrain pour l’implantation de ce parc éolien, les agriculteurs qui n’étaient pas concernés à l'origine, le seront de toute évidence, selon Jenny Jacmet-Bibac :
A l'origine, ils ont dit que l'emprise de l'éolienne était d'à peu près 1 200 mètres carrés. Aujourd'hui, ils sont venus sur le terrain en nous disant que non, ce n'est pas ça, qu'il faudrait plus de surface, donc ils sont obligés de rajouter à peu près 400 m2 de plus. Ça veut dire que même les agriculteurs qui ont signé et qui étaient d'accord sont obligés de rappeler les agriculteurs pour leur dire que dorénavant, il leur faudra plus de surface. Ils sont obligés de renégocier avec les agriculteurs qui étaient d'accord pour qu'ils puissent utiliser plus de surface et donc écraser plus de cannes et de plantations. Le pire, c'est qu'aujourd'hui, d'autres agriculteurs qui, au départ, n'étaient absolument pas concernés par le projet, mais qui se retrouvent aujourd'hui impactés et vont devoir peut-être subir le fait de voir leur champ écrasé.
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