L’Office de l’eau organise un comité de pilotage autour du marais de Port-Louis
Ce vendredi (19 juin) à Port-Louis, l'Office de l'eau, la municipalité et le Conservatoire du littoral ont présenté les conclusions de deux ans d'études sur le plus grand marais de Guadeloupe. Les résultats révèlent une baisse du niveau de l'eau ainsi que la présence de polluants.
Ce vendredi (19 juin), un comité de pilotage s'est tenu autour du marais, à Port-Louis.
L’Office de l’eau a mené plus de deux années d’études et d’expertise sur ce site, en collaboration avec la ville et le Conservatoire du littoral.
Ce rendez-vous était l’occasion de présenter les conclusions de ce travail aux institutionnels, tout en exposant le fonctionnement et l’intérêt d’un tel ouvrage sur notre territoire.
Le plus grand marais de Guadeloupe
Ces deux années ont permis de mieux connaitre le marais de Port-Louis, notamment pour découvrir son système hydrologique et les éléments qui le composent.
Un travail essentiel et nouveau selon Laure Ducreux, chargée de mission Préservation de la ressource en eau à l’Office de l’eau Guadeloupe :
Initialement, on s'est dit qu'on a un objet d'étude extraordinaire : une zone humide, la plus grande de notre archipel, avec des enjeux multiples et humains et en termes d'écosystème. En fait, on ne connaît ni la qualité de l'eau de ce marais, ni la circulation d'eau. Et les populations sont très interpellées, parce que le niveau ne que baisser.
Envisager la protection du site
Au-delà d’une meilleure connaissance du territoire, l'Office de l’eau a aussi découvert des composants néfastes pour le marais comme d’anciens pesticides ou des médicaments.
Pour Cédric Vincent, directeur adjoint de l’office de l’eau de la Guadeloupe, cette étude permet d’envisager différemment la protection du site :
On a quelques polluants que l'on retrouve encore sur le marais. Il faudra donc identifier les sources de pollution et de voir quelles mesures on peut mettre en place pour les éradiquer. Ensuite, il y aura sans doute des notions d'aménagements complémentaires pour avoir aussi cet apport d'eau de mer dans le marais qui constitue un des apports essentiels à celui-ci.
Un point d'étape pour les oiseaux
Ce marais, le plus grand de Guadeloupe, regroupant près de 430 hectares de mangroves, plans d'eau et prairies humides.
Un territoire qu’il faut préserver à tout prix selon Medhy Broussillon, délégué adjoint Outre-mer du conservatoire du littoral, qui précise :
C'est un espace qui a la particularité d'être un point d'étape pour la migration des oiseaux, qui depuis la pointe des châteaux jusqu'au nord Grande Terre. Il y a un platier qui est visible avec des fossiles qui datent de plusieurs milliers d'années, et nous avons plusieurs éléments qui peuvent être mis en valeur et présentés au public.
Après la restitution de cette étude, l’Office de l’eau a finalement fait part aux institutionnels présents et aux pouvoirs publics de leurs recommandations pour mieux préserver ce patrimoine écologique majeur.
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