Séquestrée et battue, les gendarmes sauvent la victime à Petit-Canal
Il avait séquestré et violenté sa compagne à Petit-Canal. Un jeune homme de 26 ans devait s'expliquer en comparution immédiate ce vendredi (19 juin). La victime enfermée au domicile, avait finalement réussi à appeler les gendarmes qui sont venus l’extraire par une fenêtre. Déjà condamné, le prévenu qui a gardé le silence lors du procès, a écopé de 2 ans de prison ferme et révocation d’un sursis de 6 mois, le tout avec maintien en détention.
L’affaire avait déjà été renvoyée pour demande d’expertise et compléments d’information. Le 9 avril dernier, à Petit-Canal, les gendarmes reçoivent un appel d’urgence de la part d’une jeune femme, séquestrée dans une maison. Les portes sont fermées à clé et elle se trouve au premier étage.
Les militaires se rendent sur place et parviennent à récupérer la requérante par la fenêtre. Elle leur explique que son compagnon est un tortionnaire*. Il l’enferme, l’empêche de sortir, la brutalise régulièrement à coups de poing, de barre de fer et de scie électrique.
La voisine ne veut pas s'en mêler
Parfois il la brûle avec de l’encens ou incendie ses quelques vêtements pour qu'elle n'ait rien à se mettre. Elle a pourtant tenté de s’enfuir une fois en sautant par dessus le balcon et en se blessant aux poignets. Rattrapée, il l’a forcé à se taire.
La malheureuse s’était pourtant réfugiée devant chez une voisine. Mais cette dernière a refusé de coopérer lors de l’enquête, en gardant le silence, ont déploré les juges, car les choses auraient pu être plus tôt découvertes.
Souffrant d’un retentissement psychologique important depuis, la victime revoit sans cesse les scènes. Au-delà des violences physiques, l’homme n’hésitait pas à l’humilier, en la faisant dormir par terre, toute nue, dans le froid de la climatisation ou en menaçant de la prostituer à ses potes.
La parole seule de la victime
"Peut-on croire la parole de la partie civile ?" A demandé l’avocat de la défense, "Nous n’avons aucun autre élément, ni témoignage". En se basant sur le rapport médical relevant bien des cicatrices corroborant le récit, le tribunal a prononcé 2 ans de prison ferme et révocation d’un sursis de 6 mois, avec interdiction de contact par la suite.
*Afin de préserver l'anonymat de la victime toujours traumatisée, les identités ne peuvent être dévoilées.
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