Montrouge : la ville rend hommage à Clarissa Jean-Philippe, 11 ans après sa mort
11 ans après le meurtre de Clarissa Jean-Philippe, victime de la vague d'attentats de janvier 2015, la ville de Montrouge rend hommage à la policière martiniquaise.
Ce jeudi (8 janvier), cela fait 11 ans jour pour jour que Clarissa Jean-Philippe a été tuée à Montrouge, en banlieue parisienne. Elle est l'une des victimes de la vague d'attentats de janvier 2015. La Martiniquaise de 26 ans, était policière municipale. Elle intervenait sur un accident de la circulation, quand elle a été prise pour cible par les tirs du terroriste Amedy Coulibaly.
Comme chaque année, un hommage national lui a été rendu à Montrouge. De nombreuses gerbes de fleurs ont été déposées au pied des plaques commémoratives, démonstration que Clarissa n'est pas oubliée, comme l'a rappelé la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne :
Clarissa était une jeune femme courageuse. Elle n'a pas reculé, elle n'a pas fui, elle a fait face. Son courage nous oblige à ne jamais céder à la peur, à ne jamais transiger avec nos valeurs, à transmettre sa mémoire. En honorant Clarissa Jean-Philippe, nous affirmons une promesse collective : ne jamais oublier, ne jamais renoncer, rester unis face à la haine.
Ne pas oublier, un devoir aussi pour la ville de Montrouge, comme le précise son maire Étienne Lengereau :
Nous portons cette mémoire collectivement. Nous la transmettons, nous la faisons vivre parce que ce souvenir est un acte de fidélité.
Une ministre déléguée, des élus et des représentants d'associations étaient présents. Comme José Althey, président de l'Association nationale des élus d'Outre-mer. Il a cependant regretté l'absence de plusieurs officiels :
Je ne pense pas que Clarissa soit oubliée. Simplement, je constate que cette commémoration est faite à minima. C'est-à-dire qu'en termes de personnalité, on a juste un ministre délégué et un préfet. Je souhaite, qu’à la prochaine commémoration, nous ayons la République ici, c'est-à-dire le ministre de la Justice, le ministre des Outre-mer, le ministre de l'Intérieur, y compris le président de la République. Il n'y a que comme ça, on pourra faire vivre la mémoire de Clarissa.
En hommage à la policière martiniquaise, l'hôtel de police municipale de la ville, porte désormais son nom.







