CPME 2026 : les délégations antillaises s'unissent à Paris pour défendre l'aide économique Lodeom

Par 26/06/2026 - 18:36

Réunies à la Grande Assemblée de la CPME à Paris, les délégations de Guadeloupe et de Martinique ont défendu ce jeudi et vendredi (25 et 26 juin 2026) le maintien du dispositif Lodeom. Les présidents des deux CPME, Guadeloupe et Martinique, réclament la stabilité de ces aides économiques.

    CPME 2026 : les délégations antillaises s'unissent à Paris pour défendre l'aide économique Lodeom
Ce jeudi et vendredi 25 et 26 juin 2026, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) organisait son grand rendez-vous annuel au Parc des Princes, à Paris.

La Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) tient, ces jeudi 25 et vendredi (26 juin), son événement annuel au Parc des Princes, à Paris. Pour cette édition 2026, le rendez-vous a été rebaptisé "Grande Assemblée des Entrepreneurs".

Parmi les sessions programmées ce jeudi figurait un atelier consacré à la France océanique.

Présentes pour l'occasion, les délégations antillaises ont notamment défendu la préservation du dispositif Lodeom (Loi pour le développement économique des outre-mer).

Lodeom, un dispositif important

Une intervention stratégique à l'approche des débats budgétaires de fin d'année, et alors même qu'une mission d'évaluation ministérielle est actuellement en cours sur le sujet.

Victor Venutolo, président de la CPME Guadeloupe, ne cache pas son inquiétude face à cette évaluation et appelle à faire front commun :

Nous sommes toujours très inquiets quand une mission vient aux Antilles pour évaluer un dispositif. C'est toujours sous l'angle budgétaire pour regarder comment on peut baisser les aides qui sont allouées sous prétexte qu'il y aurait des abus. Il y a des abus à la carte vitale. Est-ce qu'on supprime la carte vitale ? Non ? Donc, la Lodeom est un dispositif extrêmement important et utile pour nos entreprises. Pire, on devrait relever le montant de la Lodeom, ce qui permettrait d'éviter d'avoir trop de bas salaires. C'est important qu'on soit unis pour faire remonter le message. On voit toujours le côté dépenses, mais on ne voit pas, et enfin, il y a eu un rapport sur le côté quelles sont les recettes qu'il y a derrière tout ça. Et oui, il y a une dépense Lodeom, mais ça permet de créer de la valeur, ça permet de créer des emplois. La preuve, c'est qu'il y a moins de chômage, en Guadeloupe en tout cas, depuis plusieurs années, grâce à Lodeom aussi.

Imposer le « réflexe Outre-Mer »

De son côté, Céline Rose, présidente de la CPME Martinique, il faut marteler le “reflexe Outre-Mer” :

Le message qu'on passe avant tout, c'est une meilleure compréhension de nos territoires, avoir des données chiffrées, évaluées pour être factuelles sur le regard qu'on porte à nos territoires et puis bien sûr, de la stabilité, de la lisibilité. Parce que quand on fait un investissement, on fait un investissement sur plusieurs années. On ne le fait pas en fonction de chaque PLF ou de chaque défisque annuel. On a vraiment besoin d'avoir ce regard d'égalité économique que nous portons dans notre boussole stratégique de la France océanique. On porte le réflexe RUP, on porte le réflexe France océanique quand on est à l'échelle nationale. Plus on va le dire, plus ça va être ancré dans les cerveaux, j'ai envie de dire. C'est toujours un travail de longue haleine, mais quand on est convaincu de ce qu'on fait, je crois que quand on échange avec eux, on sent quand même le respect, la compréhension, la résilience de nos territoires. Il manque juste la petite phase supplémentaire où quand on décide, on se dit : Tiens, est-ce que c'est adapté à nos régions ? Est-ce qu'on est dans l'équité économique pour nos territoires ?


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