[AUDIO] Bilan contrasté pour les exposants antillais au Salon de l’Agriculture

Par 01/03/2026 - 09:58 • Mis à jour le 01/03/2026 - 14:44

La 62e édition du Salon international de l’Agriculture s’achève ce dimanche 1er mars à la Porte de Versailles. Après dix jours de rencontres et de dégustations, la fréquentation est en baisse et, pour plusieurs exposants antillais, les ventes n’ont pas été à la hauteur des attentes.

    [AUDIO] Bilan contrasté pour les exposants antillais au Salon de l’Agriculture
Salon international de l'Agriculture 2026, pavillon 7 du Parc des Expositions, à Paris @Laurène Lucio

Organisé à Paris Expo Porte de Versailles, le Salon international de l'Agriculture a enregistré une baisse d’environ 25 % de sa fréquentation sur les quatre premiers jours, selon les chiffres communiqués en conférence de presse. L’absence des bovins cette année figure parmi les principales explications avancées.

Dans les allées, les visiteurs se sont montrés moins nombreux et les acheteurs plus rares, une situation qui a pesé sur le chiffre d’affaires de plusieurs stands, notamment ceux venus des Antilles.

Des ventes à l’équilibre, sans réelle rentabilité

Pour Rodolphe Bayen, responsable au domaine de Bel Air de rhum Marie-Louise, l’équation économique reste fragile :

On paye le stand avec les coûts de fret pour faire revenir la marchandise, autour de 5 000 €. Donc globalement, pour pouvoir absorber tout ça, il faut réaliser au moins 15 000 € de chiffre d'affaires. Je pense qu’on les a atteint, même si du coup, il n'y aura pas de vraie rentabilité. On va peut-être arriver à l'équilibre sur le tout entre les coûts d'exposants, de logements, d’avions aussi.

Si le seuil minimal semble avoir été atteint, la marge demeure insuffisante pour dégager un bénéfice réel, compte tenu des frais engagés pour le transport, l’hébergement et la logistique.

Une organisation contestée

Cette année, la zone dédiée aux outre-mer a également connu une nouvelle configuration. Habituellement regroupés au pavillon 5, les territoires ultramarins ont été répartis sur les trois niveaux du pavillon 7, sans regroupement par île.

Une organisation qui a désorienté certains habitués, comme l’explique Diane Renaud, responsable du développement du chocolat Réné en métropole :

Les consommateurs nous l’ont dit, ils ne nous trouvaient pas. C’est une édition assez mitigée parce que les visiteurs qui tombent sur notre stand apprécient nos produits et étoffent notre clientèle. Mais c’est une expérience teintée puisque l’affluence est faible face à l'absence des bovins, du contexte avec les agriculteurs et puis surtout avec la disposition des emplacements pour les ultramarins.

Malgré un public conquis par la qualité des produits, la faible affluence et la nouvelle répartition des stands ont pesé sur la visibilité des exposants.

Une ambiance différente

Plusieurs professionnels notent également une évolution du comportement des visiteurs, davantage tournés vers l’ambiance festive et une surconsommation d’alcool plutôt que vers la découverte des produits de qualité et des savoir-faire des territoires, y compris ultramarins.

À ÉCOUTER Le reportage de Laurène Lucio


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