Chikungunya : le défi vaccinal de l’ARS pour prévenir une nouvelle épidémie
Alors que le risque épidémique grandit dans la région, des médecins préconisent une vaccination ciblée contre le chikungunya. En Guadeloupe, le nouveau directeur de l’ARS, Philippe Luccioni-Michaux, privilégie la concertation pour surmonter la défiance locale et éviter une nouvelle flambée.
Si la menace d’une nouvelle épidémie de chikungunya inquiète les spécialistes de la région, plusieurs médecins appellent à anticiper sans attendre.
Le défi de l'ARS
Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, ils recommandent le lancement d’une campagne de vaccination ciblée pour éviter une flambée similaire à celles du passé.
Toutefois, en Guadeloupe, la question vaccinale demeure sensible depuis la crise du Covid. Un défi majeur pour le nouveau directeur de l’ARS, Philippe Luccioni-Michaux, qui entend désormais miser sur la concertation et la sensibilisation.
L'enjeu de la vaccination
Dans plusieurs territoires de la Caraïbe, à l’instar de Cuba, la lutte contre le chikungunya repose essentiellement sur la fumigation et l’élimination des gîtes larvaires. Mais ces méthodes montrent aujourd'hui leurs limites.
C’est pourquoi certains médecins préconisent désormais d'anticiper en utilisant le levier de la vaccination. En Guadeloupe, si cette piste est à l'étude, le chantier reste délicat dans un contexte local marqué par une forte défiance vaccinale.
Philippe Luccioni-Michaux, le directeur de l’ARS, souhaite avancer sur le sujet en privilégiant la sensibilisation. Un défi de taille pour les autorités, d’autant que le virus circule activement à proximité, notamment en Amérique du Sud, et fait l'objet d'une vigilance accrue en Guyane.







