Prix des billets d’avion : les députés ultramarins veulent revoir les aides à la continuité territoriale
La délégation Outre-Mer de l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité ce mardi (28 avril) un rapport sur l’impact des taxes et redevances dans le transport aérien ultramarin. Dans un contexte marqué par la liquidation d’Air Antilles, les députés souhaitent proposer de nouvelles pistes pour améliorer la continuité territoriale et alléger le coût des déplacements.
À l’Assemblée nationale, la mission d’information s’est penchée, ce mardi 28 avril, sur l’ensemble des taxes et redevances qui s’appliquent au transport aérien desservant les territoires ultramarins. L’objectif est de mieux comprendre ce qui compose le prix des billets et identifier des solutions pour faciliter les déplacements entre les Outre-mer et l’Hexagone, mais aussi à l’échelle régionale.
Ce travail intervient alors que la liquidation d’Air Antilles relance les interrogations autour de l’offre aérienne dans la Caraïbe.
Renforcer la continuité territoriale
Parmi les pistes évoquées figure un renforcement des moyens consacrés à la continuité territoriale.
Co-rapporteure de cette mission, Béatrice Bellay estime que les territoires ultramarins devraient bénéficier d’un soutien plus important de l’État, comparable à celui accordé à la Corse.
Pour la député martiniquaise, Béatrice Bellay, la question dépasse le seul prix des billets d’avion :
On est en train de se comparer à la Corse sur les montants qui sont alloués à la continuité territoriale, donc à briser la discontinuité territoriale. Nous avons d'autant plus besoin de la briser que nous rentrons dans des processus d'intégration régionale. Mais ce dont on a envie, il faut le répéter, nous ne sommes pas là en train de larmoyer, en train de demander de l'argent. Ce que nous voulons, c'est de pouvoir créer des dispositifs, que ce soient des véritables leviers de développement économique pour nos territoires, de développement culturel, d'avoir des jeunes qui n'ignorent rien de la zone et qui soient de dignes représentants de la nation là où ils se trouvent. Il y a un moment où ça doit s'arrêter. C'est ce que nous allons faire comprendre aujourd'hui au gouvernement.
Les élus ultramarins veulent replacer la question des transports au cœur du développement économique et social pour nos territoires.







