Période sèche : Sainte-Lucie aux prises avec une diminution drastique de ses ressources en eau
Les autorités appellent la population à économiser l'eau au regard de la crise hydrique qui couvre à Sainte-Lucie. Les réserves de l'île anglophone sont au plus bas.
Le directeur de l’Agence de gestion des ressources en eau, la WRMA, a officiellement pris la parole pour annoncer que les débits des rivières et les principaux bassins versants exploités par la Water and Sewerage Company, la WASCO, sont déjà sous forte pression alors que la saison sèche s’intensifie.
Les pluies enregistrées à la fin de 2025 et au début de 2026 sont restées en dessous des moyennes habituelles. Résultat chez notre voisine du sud , les réserves sont particulièrement vulnérables. Les averses de fin janvier ont permis une remontée temporaire du niveau du réservoir John Compton.
Mais selon Jason Ernest, la situation globale reste inquiétante. Il rappelle qu’en février 2024, lors de la dernière urgence liée à l’eau déclarée sur l’île, les conditions étaient nettement plus favorables qu’aujourd’hui.
Capacité de stockage limitée
Autre faiblesse structurelle : la capacité de stockage est limitée. À Sainte-Lucie, l’approvisionnement dépend fortement de pluies régulières pour alimenter les rivières et les nappes phréatiques. Or, le relief escarpé de l’île favorise l’écoulement rapide de l’eau vers la mer, réduisant les possibilités de retenue.
Le responsable précise également qu’un épisode pluvieux ne garantit pas immédiatement une amélioration de la distribution. De fortes pluies peuvent dégrader la qualité de l’eau et contraindre la WASCO à suspendre temporairement les prises d’eau.
Le mois de février est désormais jugé décisif pour l’évolution de la situation. En attendant, les autorités appellent la population à économiser l’eau et à renforcer leurs capacités de stockage, notamment par la récupération des eaux de pluie, afin de limiter l’impact d’éventuelles coupures à mesure que la saison sèche progresse.







