La ministre des Outre-mer prend des engagements pour lutter contre les sargasses
Alors que la question de l’échouage massif des sargasses attise la colère aux Antilles, la ministre des Outre-mer a présenté des mesures ce mercredi (21 janvier) au Sénat, dans le cadre du nouveau plan sargasse, et elle a promis des consultations locales.
Aux Antilles, la question de l’échouage massif des algues sargasses, continue d’attiser la colère des habitants. Ce mercredi (21 janvier), lors d’une séance de question au gouvernement au Sénat, la ministre des Outre-mer a été interpellé par le sénateur martiniquais Frédéric Buval, sur les fortes attentes des populations locales, en vue de la préparation du nouveau plan sargasse.
Naïma Moutchou, a présenté un nouveau plan d’action, et a insisté sur la nécessité de changer de méthode :
Il faut que l’on change de paradigme, pour cesser d'être en réaction. Nous sommes en train de construire le plan Sargasse 3. Il faut absolument conforter l'action qui est partagée entre l'État et les collectivités. Nous avons des marges de progression, à la fois sur la prévention, sur la collecte en mer, sur le ramassage, le stockage et sur la valorisation. Je veux aussi que le volet sanitaire soit un des piliers de ce plan.
Le traité international sur la haute mer
Le traité international sur la Haute Mer est entré en vigueur samedi dernier (17 janvier). Négocié lors de la Conférence des Nations Unies sur l'Océan, à Nice en juin dernier, celui-ci vise à réglementer les pratiques dans ces zones éloignées des littoraux, et à protéger la biodiversité, avec la création d'aires marines protégées.
Un enjeu essentiel pour la France, qui est la deuxième puissance maritime mondiale grâce aux territoires d’Outre-mer. Interrogée sur ce point, lors des questions au gouvernement de ce mercredi (21 janvier) à l'Assemblée nationale, la ministre déléguée à la mer, Catherine Chabaud, a rappelé l'importance de cette dimension ultramarine :
Ce traité met fin à un far west qui caractérisait la haute mer, et il instaure des règles partagées, fondées sur la responsabilité et la protection de l'Océan, bien commun de l'humanité. Nous pouvons nous réjouir, car ce sont 82 pays et l'Union européenne qui sont engagés dans cette démarche collective de ratification. À l'heure où le multilatéralisme est mis à mal, ces négociations sur l'Océan participent à son maintien, et participent au maintien de la paix.
Par ailleurs, Naïma Moutchou, a proposé de lancer une concertation locale dans les prochaines semaines, qui sera pilotée par les préfets.







