Carburants : l'État se prépare à un choc des prix en Guadeloupe et en Martinique

Par 26/03/2026 - 11:40 • Mis à jour le 26/03/2026 - 17:49

Face à l'envolée des prix mondiaux du pétrole, la Guadeloupe et la Martinique s'apprêtent à une hausse inévitable des tarifs au 1er avril. Alors que le reste de la France subit déjà de plein fouet ce choc, l'inquiétude grandit pour l'économie locale.

    Carburants : l'État se prépare à un choc des prix en Guadeloupe et en Martinique

C’est une réunion de crise qui en dit long sur les inquiétudes du moment.

En Guadeloupe et en Martinique, des réunions auront lieu ce jeudi (26 mars) avec l’ensemble des professionnels du secteur au sein des préfectures des deux îles.

Avec les tensions internationales, la révision du 1er avril va inévitablement intégrer la flambée de 60% des cours du pétrole brut. Et sur des territoires comme la Guadeloupe et la Martinique, l’impact peut être rapide.

L'impact de la hausse en Guadeloupe et Martinique

Dans les DROM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion), les prix de l'essence et du gazole sont régulés par un système de plafonds fixés mensuellement par les préfets pour tenir compte des particularités de ces territoires, notamment l'étroitesse des marchés et leur dépendance aux importations.

Transporteurs, pêcheurs, artisans, entreprises du BTP… tous dépendent fortement du carburant. Et pour certains, une hausse même limitée peut fragiliser des marges déjà réduites.

L’enjeu de cette réunion est d’anticiper et identifier les secteurs les plus exposés, mesurer les risques, et éviter un effet domino sur toute l’économie locale.

Derrière ce nouveau prix à la pompe, c’est toute une chaîne qui est concernée : le coût des livraisons, des matériaux, des déplacements, et, à terme, les prix pour les consommateurs.

L’État pourrait évoquer des mesures d’accompagnement ciblées, si la situation se dégrade. Un élément est crucial : la Guadeloupe et la Martinique ne pourront pas échapper à une hausse durable si les cours mondiaux restent élevés.

La Réunion et l'Hexagone déjà frappés

Dans d’autres territoires, cette décision a déjà été prise :  à La Réunion, le préfet Patrice Latron a pris la parole au Port (ouest), sur le perron de la Société réunionnaise des produits pétroliers (SRPP), pour annoncer une hausse des prix à la pompe à partir du 1er avril.

Le litre pourrait donc frôler les 2 euros. Un chiffre encore jamais atteint depuis l’invasion russe en Ukraine, en 2022.

À cette annonce, les stations-services ont été prises d’assaut. Dans un autre département et région français, à Mayotte, la préfecture a annoncé l’arrivée de deux navires pétroliers pour sécuriser les stocks d’avril. D'autres approvisionnements sont également prévus en mai.

En France, les prix du gazole ont ainsi bondi de 29% depuis le 27 février, veille de l'attaque israélo-américaine sur l'Iran, selon un calcul AFP à partir des données de quelque 9.600 stations.

Il dépasse en moyenne les 2,19 euros le litre, jusqu’à atteindre 2,99 euros dans une station des Deux-Sèvres (Nouvelle-Aquitaine).

La question est désormais plus que présente : de combien sera l’augmentation en Martinique et en Guadeloupe ?i

 

Les Guadeloupéens préoccupés par cette hausse à venir :


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