Vanille bretonne, ananas gardois… en hexagone, le changement climatique semble offrir des conditions favorables pour la culture des fruits tropicaux
Plusieurs expérimentations ont lieu en France hexagonale pour tenter de faire pousser des fruits et légumes originaires des régions tropicales. Un succès pour le moment marginal, et qui présente certaines limites.
Des cultures comme on n’a pas l’habitude d’en voir. Près de Paimpol en Bretagne, la coopérative « Prince de Bretagne » a produit des gousses de vanille, épice dont les principaux producteurs sont Madagascar ou l’Indonésie. Après plusieurs années d’investissements importants, la coopérative à pu obtenir des fleurs, puis des gousses commercialisées l’an dernier.
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Toujours en Bretagne, une famille qui entretien un jardin tropical y fait pousser des ananas depuis le début des années 2000, un peu sous serre, puis en extérieur. Le but est pédagogique, la famille les fait goûter à ses visiteurs.
Dans le sud de l'Hexagone, le climat qui se réchauffe pourrait être plus propice à des cultures dites tropicales. À Carqueiranne, en Pays varois, un couple de producteurs a recréé une forêt tropicale sous serre. Ils y font pousser des goyaves, des ananas ou encore des maracujas.
Dans le Gard, le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes s'est aussi lancé il y a deux ans, le pari de faire pousser des ananas sous serre. Les premiers fruits pourraient être récoltés dans les prochaines semaines.
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Un fruit se démarque particulièrement
Celles et ceux qui veulent innover s'intéressent à des épices et plantes comme le curcuma, le gingembre ou le piment. Mais c’est sur la banane, moins gourmande en eau que la tomate, qu’ils ont jeté leur dévolu.
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Mais si des expérimentations sont lancées avec parfois quelques productions réussies, on est encore loin de parvenir à une vraie échelle commerciale. Les professionnels, en plus de la question de la capacité de production, doivent aussi faire face à des contraintes : la ressource en eau de plus en plus rare, d'une part, et la saison plus froide dans l'Hexagone où la paille ne suffit plus, et le chauffage des serres s'avère coûteux. Tout cela pourrait être répercuté à terme sur les prix de vente.
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Si les récoltes hexagonales de mangues, d'avocats ou de fruits de la passion restent aujourd'hui ultra légères, elles dessinent les contours d'une transition agricole inévitable face au dérèglement climatique

