"Il faut une conclusion rapide" : la colère s'intensifie à Saint-Joseph pour les animateurs privés de salaire

Par 11/02/2026 - 18:52 • Mis à jour le 11/02/2026 - 19:00

La colère ne faiblit pas à Saint-Joseph. Face à des retards de paiement récurrents qui plongent des dizaines de familles dans l'angoisse financière, les animateurs du périscolaire maintiennent leur droit de retrait ce mercredi 11 février.

    "Il faut une conclusion rapide" : la colère s'intensifie à Saint-Joseph pour les animateurs privés de salaire

Le mouvement de débrayage se poursuit à Saint-Joseph, où plus de 80 animateurs territoriaux exercent leur droit de retrait pour protester contre des retards de salaires. Si un service minimum est maintenu ce matin dans deux centres de loisirs, une intensification de la grève n'est pas exclue.

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L’argument du "bug logiciel" pointé du doigt

Face à cette crise, la CTM invoque un bug national du logiciel de paie, une explication jugée irrecevable par la CGTM. Rodolphe Mandé, secrétaire général du syndicat, a exprimé son désaccord :

Aujourd'hui, la responsabilité incombe au RC Saint-Joseph et à la municipalité. Il est inadmissible que les animateurs en soient réduits, chaque mois, à mendier leur dû. L'argument du problème logiciel tombe opportunément après le début du débrayage ; s'il était réel, il aurait fallu informer les agents dès le début de l'année. La moindre des choses serait de fournir une attestation officielle pour les banques ou les créanciers. Entre les factures d'eau, d'électricité et les besoins alimentaires, ces travailleurs ne peuvent plus vivre dans l'angoisse. Il est temps de cesser de les traiter comme les "dindons de la farce" et de trouver une solution pérenne. 

"Il y a avant tout des pères et mères de famille"

Au-delà de l'aspect financier, le représentant syndical souligne l'épuisement moral de professionnels qui se sentent délaissés :

Ce personnel se donne corps et âme chaque jour pour encadrer les enfants, mais au bout du compte, ils n'ont rien. Malgré la mise en place d'un service minimum, la situation ne peut pas durer éternellement. Nous avons sollicité une audience auprès du maire pour discuter des problèmes du périscolaire, mais sans retour concret, nous allons relancer le DGS. Tous les animateurs de Saint-Joseph sont sur le qui-vive. Si aucune issue favorable n'est trouvée, le mouvement se durcira, et ce ne sera ni la faute des agents, ni celle du syndicat. Nous ne voulons pas de conflit, mais s'il le faut, nous engagerons la bataille sociale. Il faut une conclusion rapide, car derrière ces agents, il y a avant tout des pères et des mères de famille.


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