Formation, travaux : l'abattoir de Martinique reste ouvert sous surveillance de la préfecture
Après les plaintes de deux associations de protection des animaux, la préfecture a limité l'activité de l'abattoir avant de lever la mesure après des travaux d'urgence. L'abattoir continue donc de fonctionner sous haute surveillance des autorités.
Le 25 mars dernier, une vidéo tournée par L214, association de protection des animaux, mettant en évidence des abattages d'animaux encore conscients a révélé "une perte de maîtrise des exigences en matière de protection animale" au sein de l'abattoir de Martinique, constate la préfecture dans un communiqué de presse
Cette vidéo a permis d’identifier des dysfonctionnements au sein de la société Abattoirs de Martinique. L’un des principaux dysfonctionnements concernait le dispositif d’immobilisation des animaux en vue de leur étourdissement. Une étape systématique et obligatoire afin de garantir l'inconscience des bêtes au moment de la saignée.
Selon les constats des services de la préfecture, "l’équipement étant conçu pour des grands gabarits, les animaux de plus petites tailles n’étaient pas suffisamment immobilisés pour permettre un étourdissement dans des conditions satisfaisantes".
Interruption partielle puis reprise de l'activité
Face a cette situation, un arrêté préfectoral a été pris en urgence pour limiter les activités de l’abattoir aux seuls bovins dont le gabarit est compatible avec le dispositif d’immobilisation des animaux.
Des travaux d'urgence ont depuis été effectués pour adapter le matériel aux différents gabarits de bovins présents en Martinique. Les tests réalisés par la suite se sont avérés concluant.
Les mesures exigées par la préfecture concernait également les agents du site.
L’exploitant a été mis en demeure de former à nouveau ses agents aux bonnes pratiques en matière de protection animale, formations qui ont été mises en œuvre. Dès lors, l’arrêté préfectoral ainsi que la mise en demeure ont été levés
La reprise totale de l'activité a donc pu être engagée sous une surveillance accrue des services de l'Etat.
Une infrastructure centrale
Dans son communiqué, Etienne Desplanques, préfet de Martinique, précise néanmoins le rôle central de l'abattoir dans la chaîne sanitaire de production et de consommation de la viande martiniquaise.
Le préfet tient cependant à souligner l’importance que revêt cet abattoir pour le territoire : à défaut, l’ensemble des animaux de boucherie serait abattu alors qu’ils sont conscients, dans des conditions informelles ne garantissant ni la sécurité sanitaire des viandes (absence d’inspection des viscères par les services vétérinaires), ni le contrôle de la présence de chlordécone
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