Le réseau de bus de la Cacem paralysé faute de carburant et d'une grève
Le réseau de transport en commun de la CACEM est fortement perturbé ce mardi 30 juin. Si le TCSP fonctionne normalement, la majorité des autres lignes est paralysée. En cause : un mouvement social chez Madinina Trans'Connect lié à l'état des véhicules, couplé à la mise à l'arrêt forcé des bus de la RTM, qui n'a pas reçu les fonds pour alimenter les véhicules en carburant.
Le réseau de transport en commun de la CACEM subit de fortes perturbations ce mardi (30 juin).
Si les lignes A et B du TCSP continuent de fonctionner normalement, la grande majorité des autres dessertes est à l’arrêt pour deux raisons bien distinctes.
D'une part, le mouvement social débuté ce lundi 29 juin par les chauffeurs de Madinina Trans Connect paralyse les lignes 104, 110, 111, 301, 308 et 342.
Une réunion programmée ce mardi 30 juin, à 14 heures, doit se pencher sur l’état des véhicules de l’entreprise.
Les chauffeurs bloqués au dépôt
D'autre part, la perturbation la plus importante ce matin découle directement d'un manque de carburant. Martinique Transport n’ayant pas réglé les factures d'essence, les bus sont restés à l’arrêt, empêchant les chauffeurs de travailler.
Ce mardi matin dès 7 heures, ces derniers étaient massés à l’Étang Z’abricot, suspendus aux directives de la RTM.
Interrogé sur la situation, Jean-Guy Alivo, délégué syndical Sud Solidaires, a tenu à clarifier la position des salariés, réfutant fermement toute accusation de grève de leur part :
Ce lundi soir, lors de la fin de service des véhicules, ils n'ont pas pu faire le plein de carburant. C'est une situation que l'on déplore largement, car tous les usagers du réseau pensent que les bus étaient en grève ce matin. Nous avons entendu les informations données par Martinique Transport, mais nous sommes désolés : aujourd'hui, ce que l'on sait et ce que l'on maintient malgré les démentis, c'est qu'ils n'ont pas payé le carburant pour que les bus soient en service ce matin. Les chauffeurs sont là et prêts à prendre leur service. Mais on ne peut pas envoyer des professionnels sur le réseau en sachant qu'il n'y a pas d'essence dans les véhicules. C'est ce que nous voulions démentir en priorité. Sur ce point précis, nous sommes prêts à reprendre le travail immédiatement.
Autre conséquence aussi des retards de paiement de Martinique Transport, les salaries des chauffeurs ne sont pas versés.
A ECOUTER Jean-Guy Alivo, délégué syndical Sud-Solidaires, au micro de Mario Guiolet
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