Mobilisation Transaglo : au 63e jour de conflit, le paiement des jours de grève bloque toujours
Au 63e jour de grève, les salariés de Transaglo réclament le paiement de leurs jours de conflit après une revalorisation salariale actée de 4 %. Alors qu'un rendez-vous est prévu à la CTM ce mercredi (20 mai), le tribunal judiciaire de Fort-de-France propose une médiation pour sortir de l'impasse.
La mobilisation des salariés de Transaglo s’intensifie au 63eme jour de grève.
Ce lundi (18 mai), après une opération molokoy effectuée en début de matinée sur les routes, les grévistes ont fini par être reçu par le préfet de la Martinique, Etienne Desplanques.
Si les dernières négociations avec Martinique Transport avaient permis d'acter une revalorisation salariale à hauteur de 4% au titre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), un dernier point demeure au cœur des discussions : les paiements des jours de grève.
Dans l'après-midi, au Tribunal judiciaire de Fort-de-France, ce lundi, la CGTM était assignée par la société Transport Farès.
Une entreprise assurant le transport de 200 élèves vers leurs établissements scolaires dans le secteur du Lamentin.
Un ultime point d'achoppement
Son dirigeant Emmanuel Farès reproche à une quinzaine de grévistes de Transaglo d’avoir bloqué, le 4 mai dernier, le dépôt de bus empêchant ainsi les 20 salariés de la société d’effectuer leur travail et les élèves bénéficiaires de ce service de se rendre à l’école ce jour-là.
Le délibéré de l’affaire est attendu jeudi 21 mai.
Pour le paiement des jours de grève, les salariés de Transaglo seront reçus par le président du conseil exécutif de la CTM, Serge Letchimy, ce mercredi 20 mai.
Jonathan Marc, agent de parc à Transaglo, revient sur la stratégie de défense du syndicat et sur la main tendue par la justice :
Tout ce que nous demandons, c'est de pouvoir retourner sur la table et trouver une réelle solution concrète et définitive afin de reprendre le travail. Nous avons eu une grève l'année dernière, en 2025. Nous avons signé un protocole de fin de conflit entre Martinique transport, la partie patronale et nous. C'est un accord qui n'a pas été respecté par marketing transport. Nous avons aussi eu des NAO qui se sont soldés par des échecs. Depuis le début de la grève, nous avons dit et répété à plusieurs reprises qu'il faudrait que Martinique Transport soit sur la table. Ça a pris du temps, ça a pris du temps parce qu'ils ne voulaient pas forcément prendre leurs responsabilités. Donc on a dû être mobilisé et plus virulent dans notre mobilisation, ce qui a apporté ces fruits puisque nous avons réussi à avoir des réunions avec eux. Mais on nous a quand même fait traîner en longueur, parce qu'encore une fois, ça fait plus de 60 jours qu'on est en grève. Donc nous sommes toujours mobilisés.
La perspective d'une médiation
A l’issue de l’audience, le juge a proposé une médiation entre les différentes parties. Gabriel Jean-Marie, secrétaire général de la CGTM, affiche sa sérénité :
Du côté des salariés, la défense a été très simple, c'est de rappeler des faits et des points de droit. Et c'est certainement pour contrebalancer tout ça que la juge a manifesté l'intention de solliciter une médiation. Très franchement, ça ne nous dérange pas parce que nous y avions pensé et je l'ai déjà dit, j'avais même envisagé deux noms de médiateur. Donc c'est sereinement que nous irons vers une médiation. Ce que nous retenons, c'est que la juge a été prudente. Elle a d'abord souhaité donner une chance. Elle a posé la question si nous sommes favorables au dialogue social, et nous avons clairement répondu que nous l'avons toujours recherchée. Il y a de la mauvaise foi, mais ce n'est pas de notre côté.
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