L'Assaupamar se mobilise contre la construction d’un centre technique bioclimatique durable au Marin

Par 27/06/2026 - 08:06 • Mis à jour le 28/06/2026 - 06:35

Une vingtaine de militants de l'Assaupamar se sont rassemblés ce vendredi (26 juin) au Marin pour bloquer le chantier d'un futur centre technique bioclimatique. L'association écologiste dénonce des irrégularités dans le permis de construire et attend la décision de la cour d'appel de Bordeaux.

    L'Assaupamar se mobilise contre la construction d’un centre technique bioclimatique durable au Marin
L’Assaupamar dénonce plusieurs irrégularités concernant le permis de construire et les conséquences environnementales du projet.

Au Marin, l'association Assaupamar se mobilise contre la construction d'un centre technique bioclimatique durable.

Plus d’une vingtaine de militants et sympathisants étaient rassemblés ce vendredi (26 juin) sur le site du chantier, dans le secteur de Cap Macré.

Un "deux poids, deux mesures"

Face à cette action, l’association dénonce plusieurs irrégularités concernant le permis de construire, mais aussi les conséquences environnementales du projet. Selon elle, l’infrastructure empiéterait sur une part importante de cette zone naturelle.

La présidente de l’Assaupamar, Rosalie Gaschet, dénonce un flagrant "deux poids, deux mesures" de la part des autorités :

Le tribunal administratif le dit très bien dans sa décision : l'affichage du permis est fallacieux car les hauteurs indiquées se contredisent. Dès le départ, ce projet posait problème. De plus, le permis modificatif actuel n'est même pas affiché ; seul le permis initial l'est, alors qu'il a été annulé ! Sur quelles bases juridiques les travaux avancent-ils ? Je rappelle qu'en Martinique, des citoyens sont poursuivis par la DEAL et le préfet, puis condamnés à de la prison avec sursis pour bien moins que ça. Pourtant, face à des administrations locales censées donner l'exemple mais qui agissent en pays conquis au mépris de la loi, l'État ne bouge pas. Nous refusons ce "deux poids, deux mesures". Si la loi s'applique fermement aux particuliers, elle doit s'appliquer avec la même rigueur aux communes et aux collectivités.

Le dossier est désormais devant la cour d’appel de Bordeaux. L’association a demandé l’annulation du permis modificatif et la suspension des travaux mais reste à ce jour en attente de la décision.

Contacté, le maire de la commune ne souhaite pas communiquer sur le sujet.


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