Grève à Transaglo : un report des négociations jugé nécessaire par Jean-Claude Duverger

Par 08/04/2026 - 15:43 • Mis à jour le 08/04/2026 - 16:49

Après trois semaines de paralysie, Jean-Claude Duverger appelle à reporter les négociations salariales à l’attribution du futur marché public. Face à l'enlisement du conflit, le président de la RTM n'exclut plus de saisir la justice pour lever les blocages.

    Grève à Transaglo : un report des négociations jugé nécessaire par Jean-Claude Duverger

Après plus de 3 semaines de blocage, le conflit à Transaglo continue de s’enliser. Le réseau du Transport en Commun reste totalement à l’arrêt ce mercredi.

En cause : le blocage qui persiste, par les salariés de Transaglo des dépôts de bus à l’Etang Z’abricot et des BHNS au Lareinty.

L'impasse des négociations

Une situation que dénonce l’association des usagers de transport de la Martinique, reçue ce lundi (6 avril) après-midi, par le préfet. Celle-ci envisage de saisir la justice pour demander la levée des blocages.

Jean-Claude Duverger, président de la Régie des Transports de Martinique et vice-président de Martinique Transport, regrette la paralysie du réseau de la RTM (Régie des Transports de Martinique) à cause de négociations salariales au sein d’un seule entreprise :

Ma position est particulièrement complexe. D'un côté, je souhaite que les négociations obligatoires entre la direction et les employés progressent et que les parties se rencontrent. De l'autre, il est inadmissible que la RTM subisse des blocages alors qu'elle n'a rien à voir avec ce conflit ; en tant que service public, les bus doivent pouvoir sortir. Je me dois d'être au service des passagers qui veulent voyager, mais je me retrouve bloqué par un personnel qui ne dépend pas de nous. Ils réclament une harmonisation des salaires qui aurait été prévue, mais j'attends toujours qu'on m'en fournisse la preuve écrite. Le document en ma possession indique que rien n'empêche de négocier sur ce point au début d'une délégation de service public, mais il faut attendre l'attribution du contrat. On ne peut pas modifier un marché en cours de route : il a été lancé avec un montant défini, et le patron ne peut plus le changer une fois qu'il est engagé.

L'action judiciaire en dernier recours

Pour le président de la Régie des Transports de Martinique et vice-président de Martinique Transport, patron et employés doivent remettre à plus tard les négociations salariales, dans le cadre du futur marché de délégation de service public. Il n’exclut pas une action judiciaire, en dernier recours :

Martinique Transport ne peut pas rémunérer des jours non travaillés ; ces sommes ne seront pas versées à l'employeur. Légalement, je pense que les parties auraient dû se rencontrer. Le patron pourrait accepter le dialogue tout en reportant les négociations à l'attribution du futur marché. S'il s'engage aujourd'hui sur des montants non prévus alors qu'il n'est pas sûr d'obtenir le contrat, cela mettrait en péril le futur attributaire. C'est une situation complexe. Si Martinique Transport doit arbitrer chaque conflit entre employeurs et employés, nous ne nous en sortirons pas. Cette situation m'inquiète sincèrement. Je ne pense pas que les grévistes soient ravis de maintenir ces barrages, mais je suis responsable des passagers qui n'acceptent plus notre silence. Bien que je privilégie le dialogue, nous avons dû faire intervenir un huissier pour constater que nos bus sont empêchés de sortir par d'autres transporteurs. Pour autant, je n'ai aucune envie d'une issue brutale pour débloquer la situation.


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