[EN IMAGES] Rocade de Fort-de-France : tout savoir sur les travaux de sécurisation de la falaise de l'Ermitage

Par 21/01/2026 - 08:14

Difficile d'être passés à côté de ces travaux. Entre Pont de Chaînes et le rond-point du Vietnam Héroïque, la circulation est réduite à une voie sur la rocade. Ces derniers temps, une équipe de cordistes s’active également sur place, pour sécuriser la falaise de l’Ermitage qui domine la 2x2 voies.

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Nature très fracturée, altération des roches ou encore, pluviométrie importante, du fait de son relief, la Martinique est exposée à un fort aléa de chutes de blocs rocheux. Le risque concerne notamment le réseau routier implanté localement à flanc de falaise.

Et c’est particulièrement le cas, sur la rocade de Fort-de-France, entre Pont de Chaînes et Didier, où un important chantier est engagé, comme le précise Pascal Chuit, chef du Bureau Géologie Géotechnique à la Collectivité Territoriale de la Martinique.

Dès la construction de la rocade dans les années 85-90, les falaises de l'Ermitage ont été traitées dans un premier temps avec quelques grillages, quelques boulonnages. Au fil du temps, les ouvrages de protection ont été renforcés. Et aujourd'hui, sur la zone des falaises de l'Ermitage, sur à peu près 500 mètres, il doit y avoir une quarantaine d'ouvrages de protection de falaises, d'un point de vue linéaire, qui sont les uns après les autres et qui sont aussi selon la verticale. Ce site, pour nous, il est important et sensible parce que c'est l’un des secteurs, en termes de circulation routière, le plus important et donc en termes de risques, vis-à-vis d'un risque de chute de bloc, même de tout petit bloc, c'est quelque chose sur lequel on est venu concentrer les ouvrages de protection pour évider tout incident.

60 kilomètres linéaires de routes exposés au « risque falaise »

En Martinique, sur les 800 à 1 000 kilomètres de Routes Départementales et Nationales que compte l’île, environ 60 kilomètres de linéaire de route seraient exposés à ce « risque falaise ».

Ainsi, tout au long de l’année, les services techniques de la CTM inspectent les installations, effectuent des opérations de maintenance à l’image de l’ouvrage en cours sur les falaises de l’Ermitage.

Des travaux démarrés le 15 octobre dernier et prévus jusqu’au 15 mars, soit 5 mois au total.

« Par définition, ce sont des travaux à risques », indique Pascal Chuit. « Le premier risque pour les usagers, c'est que pendant nos travaux, lors des déplacements, on fasse tomber des petits blocs ». Mais, selon lui, tout le monde  est « très très vigilant ».

Il y a ce qu'on appelle une barrière en pied, c'est-à-dire qu'il y a des GBA en béton, une structure en béton surmontée par une clôture grillagée dont le but est d'éviter tout risque. On a mobilisé une voix sur la rocade. Il y a un impact sur la circulation qui est évident mais ça nous permet de garantir une sécurité en phase travaux. C'est-à-dire cette zone qui a été dégagée, d'une part, c'est un accès chantier. Ça permet de broyer les matériaux dans la première phase, mais ça permet surtout d'assurer une sécurité avec une zone de réception en cas de chute de bloc

Des cordistes, mais pas que...

Dans la phase finale des travaux, une équipe de cordistes est missionnée pour ces travaux de maintenance à haute altitude.

On a fait appel à une entreprise spécialisée qui s'appelle Can. Non seulement ils sont cordistes, mais ils sont aussi foreurs et spécialistes falaise. On ne se rend pas compte, mais il y a un engin de forage qui est présent en tête de falaise et qui est en train de réaliser à la fois des ancrages, c'est-à-dire des trous qui seront équipés après de barre. C'est comme des très gros spits qui sont mis dans la falaise et qui vont permettre de tenir un grillage, donc tenir une structure de protection surfacique, et puis de refaire ces ancrages de pied d'écran.

Actuellement, la Collectivité Territoriale de Martinique mène trois chantiers de ce type, pour une moyenne, habituelle, de quatre ou cinq opérations en même temps.

Bien sûr, les secteurs les plus concernés sont ceux où le relief est le plus important, au nord-caraïbe et au nord-atlantique, en particulier.

 

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