[VIDEO] « Il y a un stock considérable de dossiers de viols en Martinique » (Me Laurence Vieyra)

Par 08/03/2026 - 08:55 • Mis à jour le 09/03/2026 - 18:21

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la question de l’accompagnement judiciaire des victimes de violences sexuelles est au cœur des débats. Si certaines victimes arrivent à libérer la parole, les procédures sont longues et dissuadent d'autres de porter plainte. 

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Dans les affaires de violences sexuelles, les démarches judiciaires peuvent s’avérer particulièrement difficiles pour les victimes. La perspective d’une procédure longue, mais aussi celle d’un procès et d’une confrontation avec l’agresseur, est souvent un frein important. En France, seules 7 % des victimes de viol, de tentative de viol ou d’agression sexuelle portent plainte.

À VOIR Les explications de Maître Laurence Vieyra

Une prise en charge judiciaire

Pour Maître Laurence Vieyra, avocate spécialisée dans la défense des femmes et des enfants, le système judiciaire est essentiel dans le traitement de ces affaires :

Le système judiciaire aide les femmes parce qu'il prend le temps d'étudier les dossiers, de recueillir les plaintes, de recevoir les femmes, de les entendre. On fait des expertises, on fait des enquêtes. Et les plaintes sont prises au sérieux

Si les plaintes sont bien enregistrées et instruites, la lenteur des procédures reste toutefois un grand obstacle pour certaines victimes.

J'ai l'impression que les plaintes pour viol, ce n'est pas la priorité de la juridiction. Je le dis sans aucune acrimonie, mais c'est une réalité. Il y a des dossiers, cinq, six ans, on est encore là, on attend. Il y a un stock considérable. Et les femmes, elles ont parfois envie que leur vie se poursuive, de passer à autre chose. Donc, elles sont découragées. Du coup, elles vont se dire: Non, je ne porte pas plainte parce que si c'est pour attendre X années avant que ça vienne, on laisse tomber. Et j'ai l'impression qu'il n'y a pas de répit pour les femmes.

En Martinique, comme ailleurs en France, la justice met progressivement en place des dispositifs visant à mieux protéger la parole des victimes et à améliorer leur accompagnement tout au long de la procédure.

À ÉCOUTER L’entretien complet de Maître Laurence Vieyra


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