Procès de Patrick Phanor-Lange : l'ex-prêtre jugé pour viol aggravé d'un adolescent nie les faits

Par 26/02/2026 - 18:33 • Mis à jour le 26/02/2026 - 19:17

Ce 26 février, le procès de l'ancien prêtre Patrick Phanor-Lange s'est ouvert devant la cour criminelle de Fort-de-France. Jugé pour le viol aggravé d'un mineur en 2019, l'accusé affirme que la relation avec le jeune homme de 16ans était consentie.

    Procès de Patrick Phanor-Lange : l'ex-prêtre jugé pour viol aggravé d'un adolescent nie les faits

Ce jeudi matin (26 février) s’est ouvert le procès de Patrick Phanor-Lange, devant la cour criminelle de Fort de France. L’ancien prêtre est jugé pour viol aggravé sur un adolescent de 16 ans, pour des faits remontant à mars 2019.

En 2022, le diocèse de Martinique avait lui-même saisi les autorités judiciaires après avoir recueilli le témoignage de la victime présumée.

Lire aussi : Patrick Phanor-Lange, ancien prêtre, jugé pour le viol aggravé d'un adolescent de 16 ans

La thèse du consentement mutuel

Après avoir partiellement reconnu les faits durant l’instruction, l’accusé a nié en bloc ce mercredi 25 février les allégations de viol. L'ancien prélat reconnait la relation sexuelle, mais affirme catégoriquement qu’elle était consentie.

À l'issue de cette première journée d'audience, Me Sandra Sylvestre Jean-François, l'avocate de Patrick Phanor-Lange, est revenue sur l'état d'esprit de son client et les enjeux de sa défense :

On s'y attendait. Cela a été une journée forte en intensité et en émotions, car il s'agit de se replonger dans des faits qui remontent à 2019. Mon client est en détention provisoire depuis maintenant quatre ans ; il y a donc forcément une attente d'être jugé, d'être entendu, et que sa vérité soit affirmée. L'enjeu est important puisque mon client est poursuivi pour des faits de viols aggravés. S'il reconnaît effectivement l'acte sexuel, c'est pour lui un acte consenti. Sa position est d'affirmer qu'il y avait un consentement mutuel et que les faits, avant, pendant et après, lui laissaient penser qu'il n'y avait ni contrainte, ni menace, ni surprise.


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