Les trois adolescents mis en cause pour agressions sexuelles au lycée Nord Caraïbe jugés le 24 septembre
Les trois adolescents soupçonnés d'agressions sexuelles sur quatre jeunes filles du lycée de Bellefontaine seront jugés le 24 septembre prochain. Les faits, survenus le 26 mai dans les vestiaires de l'établissement, ont également révélé une prise en charge défaillante par le personnel du lycée.
Les trois adolescents soupçonnés d'agressions sexuelles sur quatre jeunes filles du lycée Nord Caraïbe à Bellefontaine vont être jugés le 24 septembre prochain. Les faits, qui datent du 26 mai dernier, se seraient déroulés en plein jour, dans les vestiaires de l'établissement. Les victimes, âgées de 15 à 16 ans, ont déposé plainte.
Selon Maître Raphaël Constant, l'avocat des victimes, l'affaire se déroule « correctement », mais il pointe la non-prise au sérieux des faits par le personnel du lycée au moment où celui-ci en a eu connaissance, une double peine pour les adolescentes.
Une enquête en cours
Une enquête administrative a été ordonnée par la rectrice de l'académie de Martinique. Maître Raphaël Constant détaille la situation judiciaire des trois adolescents ainsi que le vécu des victimes :
Il y en a un qui est sous contrôle judiciaire, qui a été envoyé hors de Martinique. Il y en a deux autres qui sont placés en assistance éducative. Ces jeunes filles ont connu deux traumatismes. Le traumatisme de l'agression et l'absence de prise en charge par la direction du lycée de ce qui leur est arrivé. Elles ont eu l'occasion de rencontrer des surveillants qui les ont envoyées promener alors qu'elles disaient qu'elles avaient peur. Elles ont rencontré une CPE le soir qui les a fait rencontrer une infirmière, mais il n'y a eu ni appel à la police, ni information des parents. Elles ont rencontré, dans des conditions assez compliquées, le lendemain matin, la proviseure. Les familles ont été tellement choquées qu'elles ont demandé à obtenir une audience au rectorat, qui a eu lieu au milieu du mois dernier.
Les familles des victimes envisagent désormais une procédure à l'encontre de l'Éducation nationale :
La rectrice a ordonné une enquête administrative et les mineures, en dépit de tout ce que ça représentait comme choc pour elles, ont accepté d'être entendues lundi dernier sur ce qu'elles ont vécu. Les familles sont intéressées directement aussi, puisque c'est elles qui n'ont pas été contactées ou qui ont eu des rapports un peu orageux avec la directrice le lendemain matin des faits. Mes clients, les familles, pensent et envisagent une procédure à l'encontre de l'Éducation nationale par la manière dont les enfants ont été, je dirais, ou non, maltraités après l'agression qu'elles ont subie.
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