Le procès des cinq prévenus impliqués dans un réseau de trafic de drogue à Rivière-Salée renvoyé au 27 mars

Par 07/02/2026 - 14:51 • Mis à jour le 07/02/2026 - 14:55

Prévu ce vendredi 6 février, le procès des cinq hommes impliqués dans un important trafic de stupéfiants à Rivière-Salée en décembre 2025 a été renvoyé au 27 mars prochain. En cause : un mouvement social à la prison de Ducos empêchant l'extraction des prévenus.

    Le procès des cinq prévenus impliqués dans un réseau de trafic de drogue à Rivière-Salée renvoyé au 27 mars

Les cinq prévenus poursuivis pour trafic et fabrication de stupéfiants à Rivière-Salée seront finalement jugés le 27 mars prochain. Initialement prévue ce vendredi 6 février 2026 en comparution immédiate, l’audience a dû être reportée en raison de difficultés logistiques liées à l’extraction des détenus au centre pénitentiaire de Ducos.

Des saisies records

Ce dossier fait suite à un coup de filet majeur réalisé en décembre 2025. Après plusieurs mois d’investigations minutieuses, les brigades de recherches du Marin et de Fort-de-France avaient démantelé un point de deal particulièrement actif ainsi qu’un laboratoire clandestin de production de crack.

Le bilan des perquisitions témoigne de l’ampleur et de la dangerosité de l'activité démantelée. Les enquêteurs ont mis la main sur un véritable inventaire de grossiste, saisissant plus de 135 grammes de crack, 210 grammes de cocaïne, 292 grammes de résine ainsi que près de 3 kilos d’herbe de cannabis.

Au-delà de la drogue, c’est toute une structure de production qui a été mise au jour avec la découverte de produits de coupe et d’ustensiles spécifiquement destinés à la fabrication du crack.

L’aspect criminel de l’organisation est également marqué par la saisie d’armes à feu et de munitions, tandis que le volet financier et logistique s'est soldé par la confiscation de plusieurs milliers d’euros en liquide et de véhicules utilisés pour assurer les livraisons du trafic.

La contestation d'un "raison organisé"

Face à l'ampleur des saisies et à l'accusation de réseau organisé, la défense entend nuancer l'implication réelle de chaque protagoniste dans ce trafic.

Me Laurie Chantalou-Nordé, avocate de l’un des prévenus, souligne ainsi la nécessité pour le tribunal de ne pas céder aux conclusions hâtives avant l'examen détaillé du dossier :

Les cinq prévenus étaient invités à comparaître à délais différé pour être jugés (...). Ce dossier n'aurait pas pu être plaidé dans la mesure où un mouvement social à Ducos a eu pour conséquence l'absence d'extraction de toutes les personnes qui sont en détention au Centre pénitentiaire qui, de toute façon, ne pouvaient pas comparaître. Donc, nous nous sommes retrouvés dans une situation assez particulière où il a fallu prendre acte de cette situation. En réalité, nous avons des prévenus qui ne sont pas en capacité de comparaître pour des raisons indépendantes de leur volonté. Parce qu'il faut savoir qu'au-delà même des demandes de renvoi, ils auraient dû comparaître physiquement pour qu'on puisse évoquer leur situation, puisque ces personnes sont en détention provisoire. Dans tout dossier où il y a plusieurs personnes de mise en cause, il y aura la question de savoir s'il y a plusieurs personnes de prévenues. Il y aura la question de savoir quelles sont les responsabilités et les implications de chacun. Parfois, on se dit qu'il y a plusieurs personnes, donc on est forcément dans quelque chose de structuré, d'organisé... Pourtant, il y a des critères pour dire si on est dans le cadre d'un réseau, et s'il y a une organisation. Lorsqu'on regardera au cas par cas, on pourrait se rendre compte que les implications ne sont pas celles qu'on pensait au préalable


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