20 ans de réclusion criminelle requis contre Georges Zou et 6 à 8 ans contre son ex-compagne
Ce vendredi 27 mars après-midi, l’avocat général a rendu ses réquisitions dans l’affaire Georges Zou. Le ministère public a réclamé des peines fermes à l'encontre de l'accusé et de son ex-compagne, Claude P.
Ce vendredi 27 mars après-midi, l’avocat général a rendu ses réquisitions devant la cour criminelle de Fort-de-France. Le ministère public a réclamé de lourdes sanctions à l'encontre de Georges Zou et de son ex-compagne, Claude P.
Des peines lourdes
L'annonce était attendue par toutes les parties. Pour les faits de viols et de violences qui lui sont reprochés, l'avocat général a requis à l'encontre de Georges Zou une peine de 20 ans de réclusion criminelle.
Concernant son ex-compagne, Claude P., poursuivie pour sa complicité dans le calvaire subi par sa propre fille, le parquet a réclamé 6 à 8 ans de réclusion criminelle.
Pour les faits de scarifications et de violences, l'avocat général a demandé la requalification en violence avec arme, sans ITT et par conjoint.
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Protéger les femmes et les enfants
Avant de prononcer ces chiffres, l’avocat général a tenu à recadrer fermement les enjeux du procès. Balayant les arguments sur le mode de vie libertin ou les prétendus dons de « guérisseur » de l'accusé, il a rappelé que la justice intervenait ici pour sanctionner un système de domination.
« On est là pour qu'aucun enfant ne se retrouve dans cette situation, qu'aucune femme ne soit enfermée dans le devoir conjugal », a martelé le magistrat.
Le ministère public a suivi la ligne des experts psychiatres qui décrivent Georges Zou comme un « manipulateur pervers ».
Me De Fréminville, avocate de la partie civile, avait d'ailleurs souligné plus tôt que pour l’accusé, les femmes étaient devenues de simples « objets », rendant toute résistance impossible pour des victimes placées sous une emprise totale.
La responsabilité de l'ex-compagne
Le sort de l'ex-compagne, Claude, a également pesé lourd dans ce réquisitoire. Bien que marquée par les violences et défendue comme une victime par son propre avocat, sa responsabilité a été pointée du doigt par l'accusation.
Sa présence lors des scènes de viols commis sur sa fille mineure caractérise, pour le parquet, une complicité qui ne pouvait rester impunie. « Si elle n'avait pas été là, la victime n'aurait pas subi tout cela », a conclu Me De Fréminville lors de sa plaidoirie, faisant écho à la position de la justice.
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