Crash d'avion en Dominique : un an après, un souvenir douloureux et de nombreuses questions sans réponse
Le dimanche 26 janvier 2025, un petit avion de tourisme s'écrase à l'Est de la Dominique. À bord, quatre martiniquais. Aucun des occupants des l'appareil ne survit. Si les corps ont pu être récupérés dans des conditions difficile, les familles ont encore de nombreuses questions sur les circonstances de l'accident.
Pourquoi l’avion a-t-il décollé alors que la météo était mauvaise ? L’avion a-t-il eu un souci mécanique ? Cause humaine ou technique ? Seule l’enquête pourra le dire et révéler les causes de la mort de Jean-Benoît Agathe, 22 ans, commandant de bord, assisté du co-pilote Marving Bélizon, 40 ans. Kylian Bésube, 22 ans et Marcelline Martinon, 24 ans.
Un silence pesant
Un an après le crash, force est de constater que peu d’éléments ont filtré jusqu'aux familles.
C’est bien ce silence qui est pesant pour les proches des victimes. Une personne a bien été désignée pour faire le relais entre le parquet de Paris en charge de l’enquête et le parquet de Fort-de-France, mais l’un des parents nous confiait n’avoir pourtant aucune nouvelle de cet intermédiaire ni de l’avancée des investigations. Pas plus de la Préfecture de Martinique.
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Le sentiment d’être un peu oublié et isolé complique le deuil. L'approche de la date de commémoration a encore soulevé une foule de questions a confié le père d’une des victimes.
Pour rappel, le Cessna avait décollé de l’aéroport Douglas-Charles en milieu d’après-midi, un dimanche. Mais après quelques minutes de vol l’engin avait disparu des radars, s’écrasant dans les montagnes à l’Est de la Dominique, dans une zone abrupte.
Il a fallu plus d’un mois, et l’intervention des sauveteurs martiniquais mais aussi du peloton de haute montagne de Chamonix pour récupérer et rapatrier les quatre corps.
Rendre hommage
Un an après, Véronique Ségabiot-Dingeval ne veut pas oublier son amie Marcelline Martinon. Pour faire vivre son souvenir, elle organise ce lundi une marche à Crève Coeur à Sainte-Anne.
La mère de famille se souvient de la façon dont elle a appris le décès de celle qui devait être la marraine de son enfant :
Elle m'avait donné rendez-vous le lundi pour venir chez moi. Le lundi, je l'appelle, je l'appelle, je ne vois pas de réponse. Je me suis dit: C'est bizarre. J'étais avec mon compagnon, je lui ai dit: Comment tu vas parler au niveau de Marceline ? Puisqu'elle devait être la marraine de ma fille. Il me dit: Non, mais lui, il était déjà au courant, lui, depuis la veille, mais il ne voulait rien me dire. Moi, quand j'ai vu ça, j'ai appelé son papa et c'est là qu'il me dit: Comment tu n'es pas au courant ? Je lui ai dit: Au courant de quoi ? Il me dit: Le crash qu'il y a eu à la Dominique, Marceline était dedans. C'est de là que j'ai pleuré, j'ai prié, je me sentais pas bien. Je me suis même évanoui, je ne sais pas. Je n'étais pas bien du tout, j'ai pleuré
Marcelline Martinon aimait les randonnées. C'est pour cette raison que Véronique Ségabiot-Dingeval tient à lui rendre hommage de cette façon :
Elle aimait faire des randonnées. C'était tout le temps, qu'elle voulait aller en randonnée. Je me suis dit: Allez, on se lance cet année pour Marceline et je me lance surtout aussi. Je me suis dit qu'on va le faire pour elle et je vais monter le morne, je vous dis ça. Je vais le faire pour elle parce que c'était une fille adorable, vraiment adorable. On ne doit pas l'oublier. Elle restera toujours dans nos cœurs si on le fait tous ensemble. Même si on n'est que deux, on n'est que trois, on n'est que cinq, on va monter comme elle, on va le faire
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