Sainte-Marie : accès partiellement interdit à l'ancienne décharge de l'Anse Charpentier pendant les travaux de résorption
L'accès à une partie de l'ancienne décharge littorale de l'Anse Charpentier, à Sainte-Marie, est interdit depuis le 6 juillet. Cette fermeture intervient dans le cadre d'un vaste projet de résorption de ce site, identifié parmi les plus sensibles du littoral français.
Le préfet de la Martinique, l'Office national des forêts (ONF) et la mairie de Sainte-Marie annoncent la fermeture partielle de l'accès à l'ancienne décharge de l'Anse Charpentier.
La mesure, prise par arrêté municipal à compter du 6 juillet 2026, concerne l'emprise de l'ancienne décharge et restera en vigueur pendant toute la durée des travaux et jusqu'à nouvel ordre.
Le stationnement demeure autorisé sur le parking et les promeneurs peuvent longer le site en direction du nord-ouest. En revanche, plusieurs activités sont désormais interdites dans la zone concernée, notamment la capture de crabes, la pêche, le ramassage de déchets sur le littoral ainsi que toute manipulation de la terre, y compris par les animaux de compagnie.
Un site pilote du plan national de résorption des décharges littorales
Le chantier s'inscrit dans le Plan national de résorption des décharges littorales historiques, financé par l'État via l'ADEME Martinique.
Une enveloppe de 448 000 euros est consacrée aux études et diagnostics actuellement en cours.
La décharge de l'Anse Charpentier figure parmi les trois sites pilotes retenus au niveau national, en raison de ses forts enjeux environnementaux. Le secteur est situé dans le périmètre du parc naturel marin et constitue un important site de ponte des tortues luths. Il est également très fréquenté par les promeneurs et les touristes.
Des déchets enfouis, dont de l'amiante
Le projet de résorption a débuté en 2023 par des travaux de mise en sécurité visant à recouvrir les zones où des déchets étaient visibles.
En 2025, une étude environnementale a été menée afin d'évaluer l'impact de la pollution sur la faune et la flore. Des sondages géophysiques ainsi que des analyses des sols et des déchets sont toujours en cours.
Les premiers résultats ont permis de confirmer l'emplacement du massif de déchets enfouis, correspondant à la zone désormais interdite au public. Les déchets sont principalement composés de plastique, de verre et de métal. De l'amiante sous forme de fibrociment a également été détectée lors des fouilles.
Les conclusions de ces études doivent permettre de définir les futurs travaux de renaturation du site ainsi que leur calendrier.
Des décharges héritées d'anciennes pratiques
Les autorités rappellent que, jusqu'aux années 1970, les déchets ménagers et industriels étaient fréquemment stockés dans des décharges situées à proximité du littoral.
Avec l'érosion côtière et la montée du niveau de la mer, certaines de ces anciennes décharges se retrouvent aujourd'hui à découvert, faisant peser un risque de dispersion des déchets dans le milieu marin.
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